EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE
[T] [E] épouse [I], née le 18 décembre 1968 à [Localité 7] (Chine), fait l'objet depuis le 11 mai 2026 d'une mesure de soins psychiatriques, sous la forme d'une hospitalisation complète, au centre hospitalier intercommunal de [Localité 8] (78) sur décision du directeur d'établissement, en application des dispositions de l'article L. 3212-3 du code de la santé publique, en urgence et à la demande d'un tiers, en la personne de [O] [I], né le 4 décembre 1973, son époux.
Le 18 mai 2026, Monsieur le directeur du centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye (78) a saisi le magistrat du siège du tribunal judiciaire de VERSAILLES afin qu'il soit statué, conformément aux dispositions des articles L. 3211-12-1 et suivants du code de la santé publique.
Par ordonnance du 21 mai 2026, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de VERSAILLES a ordonné le maintien de la mesure de soins psychiatriques sous forme d'hospitalisation complète.
Appel a été interjeté le 22 mai 2026 par [T] [I].
Le même jour, [T] [I], [O] [I] en tant que tiers et le centre hospitalier intercommunal de [Localité 8] ont été convoqués en vue de l'audience.
Le ministère public a visé cette procédure par écrit le 22 mai 2026, avis versé aux débats.
A l'audience du 27 mai 2026, la patiente n'ayant pas été accompagnée à la cour par l'établissement de soins, l'affaire a été renvoyée au 1er juin 2026.
L'audience du 1er juin 2026 s'est tenue en audience publique.
A l'audience, bien que régulièrement convoqués, [O] [I] n'a pas comparu.
[T] [I] a été entendue et a dit qu'elle était consciente de sa situation de santé. Elle ne peut pas être sous contrainte. Un médecin hospitalier l'a suivie pendant plus de 5 ans. [U] lui avait été prescrit avant d'être hospitalisée (0,25 mg) mais l'hôpital a augmenté la dose (4 mg). Le 29 mai 2026 le dosage est même passé à 8 mg. Ensuite, le traitement a été revu à la baisse. Le matin, elle prend sa douche et ensuite elle écrit des articles car cela lui fait du bien. Elle a été privée de son téléphone portable. Son mari est venu lui rendre visite deux fois. Elle a aussi parlé avec sa fille. Elle travaille comme professeur de chinois (centre de formation) pour des salariés de sociétés qui partent travailler en Chine.
Le conseil de [T] [I], a sollicité l'infirmation de l'ordonnance querellée. Elle n'a pas soulevé d'irrégularité. Sur le fond, Madame [I] a mal supporté le traitement. Elle voudrait des nouvelles de ses proches.
Le représentant de l'hôpital a été entendu et a indiqué que la patiente a besoin de soins. Il existe un déni de sa part quant à sa pathologie et ce alors même que différents médecins ont donné un avis.
[T] [I] a été entendue en dernier et a dit que sa tête a été abîmée par des gens mal intentionnés. Les nerfs du cerveau ne peuvent pas être réparés. Elle n'a pas besoin d'une hospitalisation sous contrainte. Elle a besoin de prendre un traitement c'est certain. Son mari est aveugle par rapport à sa situation.
L'affaire a été mise en délibéré.