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Cour d'appel, retentions, 2 juin 2026 — n° 26/04266

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Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conditions de prolongation de la rétention administrative d'un étranger en France ?

Principe retenu

La prolongation de la rétention administrative d'un étranger doit être justifiée par des garanties de représentation effectives et ne doit pas constituer une menace pour l'ordre public. En l'absence de telles garanties, la décision de placement en rétention peut être déclarée irrégulière.

Faits clés

  • Monsieur [C] [B] est retenu au Centre de rétention administrative.
  • Il ne dispose d'aucune résidence stable sur le territoire français.
  • Il a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de violence sur conjoint.
  • Il ne respecte pas son obligation de pointage.
  • L'appel du procureur de la République a été formé dans un délai de six heures.

Articles cités

article L.342-7 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France article L.342-12 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France article L.743-11 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France article L.743-21 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France article L.743-22 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France article R.743-12 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France article R.743-13 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France

Dispositif

Ordonnons la notification de la présente décision par tous moyens à l'étranger et son conseil, ainsi qu'au centre de rétention et sa communication au procureur de la République qui veille à son exécution et en informe l'autorité administrative. Le greffier, La conseillère déléguée, Insaf NASRAOUI Perrine CHAIGNE

Exposé du litige

N° RG 26/04266 - N° Portalis DBVX-V-B7K-Q5OB Nom du ressortissant : [B] PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE C/ [B] COUR D'APPEL DE LYON JURIDICTION DU PREMIER PRÉSIDENT ORDONNANCE SUR APPEL SUSPENSIF EN DATE DU 02 JUIN 2026 statuant en matière de Rétentions Administratives des Etrangers Le 02 JUIN 2026 à 16H00, Etant en notre cabinet sis à la cour d'appel de Lyon, Nous, Perrine CHAIGNE, conseillère à la cour d'appel de Lyon, déléguée par ordonnance de madame la première présidente de ladite Cour en date du 28 janvier 2026 pour statuer sur les procédures ouvertes en application des articles L.342-7, L. 342-12, L. 743-11, L. 743-21 et L.743-22 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France et du droit d'asile, Assistée de Insaf NASRAOUI, greffier, Avons rendu l'ordonnance dont la teneur suit dans la procédure concernant : APPELANT : Monsieur le Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Lyon ET INTIME : M. [C] [B] né le 17 Février 1992 à [Localité 1] (TUNISIE) Actuellement retenu au Centre de rétention administrative de [Localité 2] [Adresse 1] [Localité 3] ayant pour conseil Me Nadia DEBBACHE, avocat au barreau de LYON, commis d'office Vu la déclaration d'appel effectuée le 1er juin 2026 à 18 h 11 du procureur de la République de Lyon à l'encontre d'une ordonnance du juge du tribunal judiciaire de Lyon prononcée le 1er juin 2026 à 15 heures 45 qui a déclaré la décision de placement en rétention prononcée à l'encontre de [C] [B] irrégulière et a dit n'y avoir lieu à la prolongation de son maintien en rétention. Vu les justificatifs de notification adressés à toutes les parties, Vu l'absence d'observations des parties,

Motivations de la décision

SUR CE L'appel du ministère public se référant à l'absence de garanties de représentation effectives et à la menace pour l'ordre public a été formé dans le délai de six heures et régulièrement notifié ; il est déclaré recevable ; Il ressort de la procédure que l'intéressé ne dispose pas de garanties de représentation effectives en ce qu'il ne dispose d'aucune résidence stable sur le territoire français, qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire français, qu'il n'a pas respecté son obligation de pointage et qu'il a fait l'objet d'une condamnation récente le 28 janvier 2026 par le tribunal correctionnel du Mans à la peine de six mois d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire pendant une durée de 18 mois pour des faits de violence sur conjoint son incapacité commis du 27 juillet 2025 au 27 octobre 2025. Il convient donc en application des dispositions des articles L. 743-22 et R.743-13 du CESEDA de déclarer suspensif l'appel du ministère public afin d'assurer la représentation de [C] [B] devant le délégué du premier président ; PAR CES MOTIFS Statuant par ordonnance non susceptible de recours, Vu les dispositions des articles R.743-12 et L.743-22 du CESEDA, Déclarons recevable l'appel du procureur de la République de [Localité 2], Déclarons suspensif l'appel du procureur de la République de [Localité 2], Disons en conséquence que [C] [B] restera à la disposition de la justice jusqu'à ce qu'il soit statué sur le fond à l'audience qui se tiendra : le 03 juin 2026 2026 à 10 HEURES 30 (salle Lambert)
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