R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
COUR D ' A P P E L D E B O R D E A U X
N° RG 26/00105 - N° Portalis DBVJ-V-B7K-OVCX
ORDONNANCE
Le DEUX JUIN DEUX MILLE VINGT SIX à 12 H 00
Nous, Emmanuel BREARD, conseiller à la Cour d'appel de Bordeaux, agissant par délégation de madame la première présidente de ladite Cour, assisté de Emilie LESTAGE, greffier,
En l'absence du Ministère Public, dûment avisé,
En présence de [O] [B] représentant du Préfet de lot et Garonne,
En présence de Me Uldrif ASTIE, avocat au barreau de BORDEAUX,
En l'absence de Monsieur [W] [C] [F]
né le 19 Avril 1984 à [Localité 1] de nationalité Algérienne, qui a refusé son extraction pour l'audience du jour et de son conseil Me Uldrif ASTIE,
Vu la procédure suivie contre Monsieur [W] [C] [F] né le 19 Avril 1984 à [Localité 1] de nationalité Algérienne et qui a fait l'objet d'un arrêté portant expulsion du territoire français par M. le préfet du Lot-et-Garonne le 11 mars 2026.
Vu l'ordonnance rendue le 29 mai 2026 à 15 heures 00 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Bordeaux, ordonnant la prolongation de la rétention administrative de Monsieur [W] [C] [F] pour une durée de 30 jours supplémentaires,
Vu l'appel interjeté par le conseil de M. Monsieur [W] [C] [F] né le 19 Avril 1984 à [Localité 1] de nationalité Algérienne le 1er juin 2026 à 09 heures 31,
Vu l'avis de la date et de l'heure de l'audience prévue pour les débats donné aux parties,
Vu la plaidoirie de Me Uldrif ASTIE, conseil de Monsieur [W] [C] [F], et qui a eu la parole en dernier, ainsi que les observations Monsieur [O] [B], représentant de la préfecture du Lot et Garonne et les explications de Monsieur [W] [C] [F],
A l'audience, Monsieur Le Conseiller a indiqué que la décision serait rendue le 02 Juin 2026 à 12 H 00,
Avons rendu l'ordonnance suivante :
Faits et procédure
1. M. [W] [C] [F], né le 19 avril 1984 à [Localité 1] (Algérie), se disant de nationalité algérienne, a fait l'objet de multiples condamnations entre 2008 et 2024. Il a été placé en détention provisoire le 9 août 2024 au centre pénitentiaire de [Localité 2] [Localité 3]. Le 26 novembre 2024, il a été transféré au centre de détention de d'Eysse afin de purger le reliquat de sa peine d'emprisonnement prononcée par le tribunal correctionnel de Toulouse pour des faits d'atteintes aux personnes.
Il a fait l'objet d'un arrêté portant expulsion du territoire français par M. le préfet du Lot-et-Garonne le 11 mars 2026.
A sa levée d'écrou le 30 mars 2026, M. [C] [F] a fait l'objet d'une décision de placement en rétention administrative prise par arrêté de M. le préfet du Lot-et-Garonne, notifiée à sa personne à la même date.
2. Par ordonnance du 3 avril 2026 confirmée le 9 avril suivant, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Bordeaux a autorisé M. le préfet de la Lot-et-Garonne à prolonger la mesure de rétention dont M. [C] [F] faisait l'objet pour une durée de 26 jours.
Par ordonnance du 28 avril 2026, confirmée en appel le 4 mai 2026, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Bordeaux a autorisé M. le préfet du Lot-et-Garonne à prolonger la rétention pour une durée de 30 jours supplémentaires.
3. Par requête reçue au greffe du tribunal judiciaire de Bordeaux le 28 mai 2026 à 14 heures 24, M. le préfet du Lot-et-Garonne a sollicité, au visa de l'article L.742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la prolongation de la rétention administrative de M. [C] [F] pour une durée supplémentaire de 30 jours.
4. Par ordonnance en date du 29 mai 2026 rendue à 15 heures, le juge du tribunal judiciaire de Bordeaux a :
- accordé le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire à M. [C] [F],
- déclaré recevable la requête en prolongation de la rétention administrative de la préfecture du Lot-et-Garonne à l'égard de M. [C] [F],
- autorisé la prolongation de la rétention administrative de M. [C] [F] pour une durée de trente de jours supplémentaires.
5.