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Tribunal judiciaire, j.l.d., 18 juin 2026 — n° 26/02041

Maintien de la mesure de rétention administrative

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conditions et les motifs justifiant la prolongation de la rétention administrative d'un étranger en France ?

Principe retenu

La prolongation de la rétention administrative d'un étranger peut être ordonnée lorsque des diligences suffisantes ont été entreprises par l'administration pour procéder à son éloignement, et que la mesure d'éloignement ne peut être exécutée en raison de circonstances indépendantes de la volonté de l'administration.

Faits clés

  • Placement de [K] [O] [F] en rétention administrative le 20 mai 2026.
  • Notification d'une obligation de quitter le territoire français le 20 mai 2026.
  • Prolongation de la rétention administrative ordonnée le 24 mai 2026 pour une durée maximale de vingt-six jours.
  • Demande de prolongation de la rétention administrative par l'autorité administrative le 17 juin 2026.
  • Diligences effectuées par l'administration pour obtenir un laissez-passer consulaire auprès des autorités congolaises.

Articles cités

article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L. 743-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Exposé du litige

COUR D'APPEL de [Localité 1] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 1] N° RG 26/02041 - N° Portalis DB2H-W-B7K-4J4U ORDONNANCE STATUANT SUR UNE SECONDE DEMANDE DE PROLONGATION D'UNE MESURE DE RETENTION ADMINISTRATIVE Le 18 juin 2026 à Nous, Sandrine CLOCHER-DOBREMETZ, Juge au Tribunal judiciaire de LYON, assistée de Claudiane COLOMB, greffier. Vu les articles L. 742-1 à L. 742-10 et notamment les articles L. 742-1, L. 742-2, L. 742-4, L. 742-6, L. 742-7, les articles L. 743-3 à L. 743-18 et notamment les articles L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, les articles L. 743-19, L. 743-20, L. 743-24, L. 743-25, et R. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ; Vu la décision de placement en rétention de l'autorité administrative prise le 20 mai 2026 par PREFECTURE DE L’AIN à l’encontre de [K] [O] [F] ; Vu l’ordonnance rendue le 24 mai 2026 par le juge du tribunal judiciaire de LYON prolongeant la rétention administrative pour une durée maximale de vingt-six jours ; ordonnance confirmée par décision du Premier Président de la Cour d’Appel de [Localité 1] en date du 27/05/2026 ; Vu la requête de l'autorité administrative en date du 17 Juin 2026 reçue et enregistrée le 17 Juin 2026 à 14h59 (cf. timbre du greffe) tendant à la prolongation de la rétention de [K] [O] [F] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée supplémentaire de trente jours ; Vu l'extrait individualisé du registre prévu à l'article L. 741-3 du CESEDA émargé par l'intéressé ; PARTIES PREFECTURE DE L’AIN préalablement avisé, représenté par Maître Dan IRIRIRA NGANGA, avocat au barreau de LYON, substituant Maître Jean-Paul TOMASI, avocat au barreau de LYON, [K] [O] [F] né le 24 Janvier 1982 à [Localité 2] (CONGO) préalablement avisé, actuellement maintenu, en rétention administrative, présent à l'audience, assisté de son conseil Me Paul GOUY-PAILLIER, avocat au barreau de LYON, de permanence, LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE n’est ni présent ni représenté, DEROULEMENT DES DEBATS A l'audience publique, le juge a procédé au rappel de l'identité des parties ; Après avoir rappelé à la personne retenue les droits qui lui sont reconnus par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pendant sa rétention et l'avoir informée des possibilités et des délais de recours contre toutes décisions le concernant ; Maître Dan IRIRIRA NGANGA, avocat au barreau de LYON, substituant Maître Jean-Paul TOMASI, avocat au barreau de LYON représentant le préfet a été entendu en sa plaidoirie ; [K] [O] [F] a été entendu en ses explications ; Me Paul GOUY-PAILLIER, avocat au barreau de LYON, avocat de [K] [O] [F], a été entendu en sa plaidoirie ;

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DECISION Attendu qu'une obligation de quitter le territoire français a été notifiée à [K] [O] [F] le 20 mai 2026 assortie d’une interdiction de retour de 3 ans, décision confirmées par le Tribunal Administratif de LYON en date du 29/05/2026 ; Attendu que par décision en date du 20 mai 2026 notifiée le 20 mai 2026, l'autorité administrative a ordonné le placement de [K] [O] [F] en rétention dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire à compter du 20 mai 2026; Attendu que par décision en date du 24 mai 2026, le juge de [Localité 1] a ordonné la prolongation de la rétention administrative de [K] [O] [F] pour une durée maximale de vingt-six jours ; Attendu que, par requête en date du 17 Juin 2026 , reçue le 17 Juin 2026, l'autorité administrative nous a saisi aux fins de voir ordonner la prolongation de la rétention pour une durée de trente jours ; RECEVABILITE DE LA REQUETE  Attendu que la requête de l'autorité administrative est motivée, datée, signée et accompagnée de toutes les pièces justificatives utiles dont la copie du registre prévu à l'article L. 744-2 du CESEDA ; REGULARITE DE LA PROCEDURE  Attendu qu'en application de l’article L. 743-11 du CESEDA, à peine d’irrecevabilité prononcée d’office, aucune irrégularité antérieure à l’audience relative à la première prolongation de la rétention ne peut être soulevée lors de l’audience relative à la seconde prolongation ; Attendu qu’il ressort de l’examen des pièces jointes à la requête et des mentions figurant au registre prévu à l’article L. 744-2 du CESEDA que la personne retenue, pleinement informée de ses droits lors la notification de son placement, n’a cessé d’être placée en état de les faire valoir depuis son arrivée au lieu de rétention ; PROLONGATION DE LA RETENTION Attendu, en application des articles L. 742-4, L. 742-5, L. 742-6, L. 742-7, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-19, L. 743-25 et R. 743-1 du CESEDA, que malgré les diligences de l'administration, la mesure d'éloignement n'a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé; les autorités congolaises ont été sollicitées dès son placement en rétention, soit le 21 mai 2026, d’une demande de laissez-passer consulaire, et relancées en dernier lieu le 16 juin 2026, la demande de laissezpasser étant en cours de traitement selon les autorités consulaires ; que l’ensemble de ces démarches caractérisent les diligences opérées par l’administration préfectorale pour procéder à l’éloignement de l’intéressé ; Attendu que la seconde prolongation de la rétention étant de nature à permettre l’exécution de la mesure d’éloignement, il convient, par conséquent, de faire droit à la requête en date du 17 Juin 2026 de PREFECTURE DE L’AIN et de prolonger la rétention de [K] [O] [F] pour une durée supplémentaire de trente jours ; PAR CES MOTIFS Statuant par mise à disposition au greffe, après débat en audience publique, en premier ressort, par décision assortie de l'exécution provisoire ; DECLARONS la requête en prolongation de la rétention administrative du préfet du PREFECTURE DE L’AIN à l'égard de [K] [O] [F] recevable ; DÉCLARONS la procédure diligentée à l'encontre de [K] [O] [F] régulière ;

Dispositif

ORDONNONS LA PROLONGATION DE LA RÉTENTION de [K] [O] [F] au centre de rétention de [Localité 1] pour une durée de trente jours supplémentaires ; LE GREFFIER LE JUGE

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la rétention administrative ?
La rétention administrative est une mesure qui permet de maintenir un étranger en attente de son éloignement du territoire français.
Quels sont les droits d'un étranger en rétention ?
L'étranger en rétention a le droit d'être informé de ses droits, de consulter un avocat et de contester la mesure devant un juge.
Comment se passe la prolongation de la rétention ?
La prolongation de la rétention nécessite une demande motivée de l'autorité administrative, qui doit démontrer que des diligences ont été effectuées pour procéder à l'éloignement.
Quels motifs peuvent justifier une prolongation de la rétention ?
Une prolongation peut être justifiée par le fait que l'éloignement n'a pas pu être exécuté en raison de l'absence de documents nécessaires, comme un laissez-passer consulaire.

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