Justiweb – Assistant juridique IA Passez à Justiweb+ Justiweb+ Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Tribunal judiciaire, chambre 06 saisies immob, 18 juin 2026 — n° 24/00530

Saisie immobilière - Ordonne la vente forcée

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conditions et modalités de la vente forcée d'un immeuble saisi ?

Principe retenu

La vente forcée d'un immeuble saisi peut être ordonnée par le juge de l'exécution lorsque les conditions des articles L311-2, L311-4 et L311-6 du Code des procédures civiles d'exécution sont réunies. La visite préalable de l'immeuble peut être effectuée sans autorisation préalable du juge, sauf en cas d'occupation par un tiers avec un droit opposable au débiteur.

Faits clés

  • Créance de 108.878,36 euros établie par la SA BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE
  • Vente forcée de l'immeuble saisi ordonnée sur mise à prix de 65.000 euros
  • Date de la vente forcée fixée au 15 octobre 2026
  • Visite préalable de l'immeuble prévue dans les 15 jours précédant la vente
  • Possibilité d'assistance d'un serrurier et de la force publique pour la visite

Articles cités

article L311-2 du code des procédures civiles d'exécution article L311-4 du code des procédures civiles d'exécution article L311-6 du code des procédures civiles d'exécution article L142-1 du code des procédures civiles d'exécution article L142-2 du code des procédures civiles d'exécution article L322-2 du code des procédures civiles d'exécution

Motivations de la décision

EXPOSE DU LITIGE : Par décision du 19 juin 2025, le juge de l’exécution a : -débouté M. [D] [A] de ses moyens de contestation, -constaté que les conditions des articles L311-2, L 311-4 et L 311-6 du Code des procédures civiles d’exécution sont réunies, -fixé le montant de la créance de la SA BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE à 108.878, 36 euros outre intérêts légaux majorés de 5 points à compter du 04 octobre 2023, -précisé que cette créance exclut le coût du commandement de payer et tous les frais de poursuite dont l'essentiel n'incombe qu'à l'adjudicataire ou restera à la charge du poursuivant en l'absence de vente sauf accord contraire convenu avec le débiteur, -débouté M. [D] [A] de sa demande d’autorisation de vendre à l’amiable l’immeuble saisi, -ordonné la vente forcée de l'immeuble saisi sur la mise à prix de 65.000 euros, -fixé la date de la vente forcée au jeudi 16 octobre 2025 à 14 heures, -dit que la visite préalable de l'immeuble s'effectuera dans les 15 jours précédant la vente, par le ministère de la SCP ALBERT& BENEDETTI, commissaires de justice à Cavaillon ou de tout autre commissaire de justice territorialement compétent, qui pourra se faire assister d'un serrurier et de la force publique si besoin ,sans avoir à recourir au préalable à une autorisation du juge de l'exécution conformément aux articles L 142-1 à L 142-3 et L 322-2 alinéa 2 du Code des procédures civiles d'exécution, -rappelé cependant que lorsque les lieux sont occupés par un tiers en vertu d'un droit opposable au débiteur, le commissaire de justice ne peut y pénétrer que sur autorisation préalable du juge de l'exécution en cas de refus exprimé de l'occupant, -rappelé que l’absence du tiers dans les locaux ou l’impossibilité de le joindre ne constitue pas un refus exprimé de l’occupant justifiant de recourir au juge de l’exécution, -invité le créancier poursuivant à déposer au greffe l'état de ses frais de poursuite à taxer huit jours au moins avant l'audience d'adjudication, -invité le créancier poursuivant à justifier auprès du greffe de la signification du présent jugement aux autres parties à l'instance dans les meilleurs délais, -débouté M. [D] [A] de sa demande d’indemnité, -débouté la SA BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE de sa demande d’aménagement de la publicité, -dit que les dépens seront compris dans les frais de vente soumis à taxe avec distraction au profit de maître Anne HUC-BEAUCHAMPS, avocat, -condamné M. [D] [A] à payer à la SA BANQUE POPULAIRE MEDITERRANEE une indemnité de 2500 euros en application de l’article 700 du Code de procédure civile. M. [A] a interjeté appel de cette décision. Par décision publique du 16 octobre 2025, le juge de l’exécution a: -ordonné le report de l’affaire pour fixation éventuelle d’une date de vente forcée à l’audience du jeudi 19 mars 2026 à 9 heures 30, -débouté la banque de sa demande d’être relevée de la caducité du commandement de payer valant saisie immobilière, ses effets étant toujours en cours. Par arrêt du 15 janvier 2026, la cour d’appel de Nîmes a confirmé le jugement du 19 juin 2025. Cette décision a été signifiée à avocat le 26 janvier 2026 et à partie le 27 janvier 2026. A l’audience du 19 mars 2026, le créancier poursuivant demande la date de la vente forcée de l’immeuble saisi. La décision a été mise en délibéré au 18 juin 2026. EXPOSE DES MOTIFS L’arrêt du 15 janvier 2026 a confirmé la décision du juge de l’exécution qui confirme la vente forcée de l’immeuble saisi. Il convient en conséquence de renvoyer en vente forcée l’immeuble au jeudi 15 octobre 2026 à 14 heures.

Dispositif

PAR CES MOTIFS Le juge de l’exécution statuant par décision contradictoire rendu en dernier ressort par mise à disposition au greffe, exécutoire de droit par provision , -ORDONNE la vente forcée de l’immeuble saisi sur la mise à prix de 65.000 euros ; -FIXE la date de la vente forcée au jeudi 15 octobre 2026 à 14 heures ; -DIT que la visite préalable de l'immeuble s'effectuera dans les 15 jours précédant la vente, par le ministère de la SCP ALBERT & BENEDETTI commissaires de justice à Cavaillon ou de tout autre commissaire de justice territorialement compétent, qui pourra se faire assister d'un serrurier et de la force publique si besoin, sans avoir à recourir au préalable à une autorisation du juge de l'exécution conformément aux articles L 142-1 à L 142-3 et L 322-2 alinéa 2 du Code des procédures civiles d'exécution ; -RAPPELLE que l’absence du débiteur dans les locaux ou l’impossibilité de le joindre ne justifie pas de recourir au juge de l’exécution pour obtenir une autorisation; -RAPPELLE cependant que lorsque les lieux sont occupés par un tiers en vertu d'un droit opposable au débiteur, le commissaire de justice ne peut y pénétrer que sur autorisation préalable du juge de l'exécution en cas de refus exprimé de l'occupant ; -RAPPELLE que l’absence du tiers dans les locaux ou l’impossibilité de le joindre ne constitue pas un refus justifiant de recourir au juge de l’exécution ; -INVITE le créancier poursuivant à déposer au greffe l'état de ses frais de poursuite à taxer huit jours au moins avant l'audience d'adjudication ; -INVITE le créancier poursuivant à justifier auprès du greffe de la signification du présent jugement aux autres parties à l'instance dans les meilleurs délais ; -DIT que les dépens seront compris dans les frais de vente soumis à taxe. Le présent jugement a été signé par Madame HACHEFA, vice-présidente, et par Madame Magali SAVADOGO, cadre greffier LE CADRE GREFFIER LE JUGE DE L’EXÉCUTION

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une vente forcée ?
La vente forcée est une procédure judiciaire permettant à un créancier de vendre un bien saisi pour recouvrer une créance impayée.
Quels sont les droits du débiteur lors d'une saisie immobilière ?
Le débiteur a le droit d'être informé des procédures et peut contester la saisie devant le juge de l'exécution.
Comment se déroule la visite préalable d'un immeuble ?
La visite préalable se fait par un commissaire de justice, qui peut être assisté d'un serrurier et de la force publique si nécessaire.
Que faire si l'immeuble est occupé par un tiers ?
Si l'immeuble est occupé par un tiers avec un droit opposable, le commissaire de justice doit obtenir une autorisation préalable du juge de l'exécution pour y pénétrer.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question
Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.