Justiweb – Assistant juridique IA Passez à Justiweb+ Justiweb+ Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Tribunal judiciaire, j.l.d., 21 juin 2026 — n° 26/02087

Maintien de la mesure de rétention administrative

Synthèse de la décision

Question juridique

Quelles sont les conditions de prolongation d'une mesure de rétention administrative ?

Principe retenu

La prolongation d'une mesure de rétention administrative est justifiée lorsque l'exécution de la mesure d'éloignement n'a pu être réalisée en raison de l'absence de délivrance des documents de voyage ou de moyens de transport. L'administration doit démontrer ses diligences pour justifier la prolongation.

Faits clés

  • Placement en rétention administrative de [K] [Z] le 23 mai 2026
  • Obligation de quitter le territoire notifiée le 4 février 2026
  • Première prolongation de la rétention accordée le 27 mai 2026
  • Demande de prolongation supplémentaire de 30 jours faite le 20 juin 2026
  • Difficultés techniques dans la communication des empreintes à l'autorité marocaine

Articles cités

article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile article L. 743-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Exposé du litige

COUR D'APPEL de [Localité 1] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 1] N° RG 26/02086 - N° Portalis DB2H-W-B7K-4KMD ORDONNANCE STATUANT SUR UNE SECONDE DEMANDE DE PROLONGATION D'UNE MESURE DE RETENTION ADMINISTRATIVE Le 21 juin 2026 à 14 heures 30 Nous, Noémie MARCEL, Juge au Tribunal judiciaire de LYON, assistée de Ingrid JENDRZEJAK, greffier. Vu les articles L. 742-1 à L. 742-10 et notamment les articles L. 742-1, L. 742-2, L. 742-4, L. 742-6, L. 742-7, les articles L. 743-3 à L. 743-18 et notamment les articles L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, les articles L. 743-19, L. 743-20, L. 743-24, L. 743-25, et R. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ; Vu la décision de placement en rétention de l'autorité administrative prise le 23 mai 2026 par PREFECTURE DE L’ISERE à l’encontre de [K] [Z] ; Vu l’ordonnance rendue le 27/05/2026 par le juge du tribunal judiciaire de LYON prolongeant la rétention administrative pour une durée maximale de vingt-six jours ; Vu la requête de l'autorité administrative en date du 20 Juin 2026 reçue et enregistrée le 20 Juin 2026 à 14 heures 54 (cf. timbre du greffe) tendant à la prolongation de la rétention de [K] [Z] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire pour une durée supplémentaire de trente jours ; Vu l'extrait individualisé du registre prévu à l'article L. 741-3 du CESEDA émargé par l'intéressé ; PARTIES LA PREFECTURE DE L’ISERE préalablement avisé, représenté par Maître Eddy PERRIN, avocat au barreau de LYON, substituant Maître Jean-Paul TOMASI, avocat au barreau de LYON, [K] [Z] né le 16 Septembre 2005 à [Localité 2] - ITALIE préalablement avisé, actuellement maintenu, en rétention administrative, présent à l'audience, assisté de son conseil Me Camille DACHARY, avocat au barreau de LYON, de permanence, LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE n’est ni présent ni représenté, DEROULEMENT DES DEBATS A l'audience publique, le juge a procédé au rappel de l'identité des parties ; Maître Eddy PERRIN, avocat au barreau de LYON, substituant Maître Jean-Paul TOMASI, avocat au barreau de LYON représentant le préfet a été entendu en sa plaidoirie ; [K] [Z] a été entendu en ses explications ; Me Camille DACHARY, avocat au barreau de LYON, avocat de [K] [Z], a été entendu en sa plaidoirie ;

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DECISION Attendu qu'une obligation de quitter le territoire français sans délai assortie d’une interdiction de retour de deux ans a été notifiée à [K] [Z] le 04 février 2026 ; Attendu que par décision en date du 23 mai 2026 notifiée le 23 mai 2026, l'autorité administrative a ordonné le placement de [K] [Z] en rétention dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire à compter du 23 mai 2026; Attendu que par décision en date du 27/05/2026, le juge de [Localité 1] a ordonné la prolongation de la rétention administrative de [K] [Z] pour une durée maximale de vingt-six jours ; Attendu que, par requête en date du 20 Juin 2026 , reçue le 20 Juin 2026, l'autorité administrative nous a saisi aux fins de voir ordonner la prolongation de la rétention pour une durée de trente jours ; RECEVABILITE DE LA REQUETE  Attendu que la requête de l'autorité administrative est motivée, datée, signée et accompagnée de toutes les pièces justificatives utiles dont la copie du registre prévu à l'article L. 744-2 du CESEDA ; REGULARITE DE LA PROCEDURE  Attendu qu'en application de l’article L. 743-11 du CESEDA, à peine d’irrecevabilité prononcée d’office, aucune irrégularité antérieure à l’audience relative à la première prolongation de la rétention ne peut être soulevée lors de l’audience relative à la seconde prolongation ; Attendu qu’il ressort de l’examen des pièces jointes à la requête et des mentions figurant au registre prévu à l’article L. 744-2 du CESEDA que la personne retenue, pleinement informée de ses droits lors la notification de son placement, n’a cessé d’être placée en état de les faire valoir depuis son arrivée au lieu de rétention ; PROLONGATION DE LA RETENTION Attendu, en application des articles L. 742-4, L. 742-5, L. 742-6, L. 742-7, L. 743-4, L. 743-6, L. 743-7, L. 743-9, L. 743-19, L. 743-25 et R. 743-1 du CESEDA, que malgré les diligences de l'administration, la mesure d'éloignement n'a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé ou de l'absence de moyens de transport ; Qu’en l’espèce, l’administration a sollicité les autorités marocaines dès le 26/02/2026 afin qu’un laissez-passer soit délivré concernant Monsieur [Z]; qu’il a ensuite été nécessaire de leur transmettre les empreintes de l’intéressé, communication qui n’a pu être effectuée que le 26/05/2026 en raison de difficultés techniques et que par mail du 17/06/2026, la direction générale des étrangers en France (DGEF) indiquait que le dossier était toujours en cours d’instruction ; qu’ainsi, l’absence d’exécution de la mesure d’éloignement n’est pas imputable à l’autorité préfectorale qui justifie de ses diligences; Attendu que la seconde prolongation de la rétention étant de nature à permettre l’exécution de la mesure d’éloignement, il convient, par conséquent, de faire droit à la requête en date du 20 Juin 2026 de LA PREFECTURE DE L’ISERE et de prolonger la rétention de [K] [Z] pour une durée supplémentaire de trente jours ; PAR CES MOTIFS Statuant par mise à disposition au greffe, après débat en audience publique, en premier ressort, par décision assortie de l'exécution provisoire ; DECLARONS la requête en prolongation de la rétention administrative de LA PREFECTURE DE L’ISERE à l'égard de [K] [Z] recevable ; DÉCLARONS la procédure diligentée à l'encontre de [K] [Z] régulière ;

Dispositif

ORDONNONS LA PROLONGATION DE LA RÉTENTION de [K] [Z] au centre de rétention de [Localité 1] pour une durée de trente jours supplémentaires ; LE GREFFIER LE JUGE

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une rétention administrative ?
La rétention administrative est une mesure qui permet de maintenir un étranger sur le territoire français en attendant son éloignement.
Comment se déroule une prolongation de rétention ?
La prolongation de rétention doit être demandée par l'autorité administrative et justifiée par des raisons valables, comme des difficultés à obtenir les documents nécessaires pour l'éloignement.
Quels sont les droits d'un étranger en rétention ?
L'étranger en rétention a le droit d'être informé de ses droits, de consulter un avocat et de contester la mesure devant le juge.
Pourquoi ma rétention peut-elle être prolongée ?
La rétention peut être prolongée si l'administration prouve qu'elle a fait des diligences pour exécuter l'éloignement, mais que cela n'a pas pu être réalisé.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question
Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.