Justiweb – Assistant juridique IA Passez à Justiweb+ Justiweb+ Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Tribunal judiciaire, chambre 3 jld civil, 22 juin 2026 — n° 26/00110

Maintien de la mesure de soins psychiatriques

Synthèse de la décision

Question juridique

Dans quelles conditions une hospitalisation psychiatrique complète peut-elle se poursuivre au-delà du délai de douze jours sans consentement du patient ?

Principe retenu

L'hospitalisation psychiatrique complète sans consentement peut se poursuivre au-delà du délai de douze jours si des éléments médicaux justifient la nécessité de soins immédiats et que le patient présente des troubles mentaux rendant impossible l'expression de son consentement.

Faits clés

  • Madame [B] [R] a été placée sous hospitalisation psychiatrique complète sans son consentement.
  • Un avis médical a conclu à la nécessité de prolonger l'hospitalisation en raison d'un état dépressif sévère.
  • La patiente présente des idées suicidaires envahissantes et un repli sur elle-même.
  • Le certificat médical initial ne caractérise pas le risque grave d'atteinte à l'intégrité du patient.
  • La décision de prolongation n'a pas été notifiée à un proche.

Articles cités

article L 3211-1 du code de la santé publique article L 3211-12-1 du code de la santé publique

Motivations de la décision

Attendu que par décision du 12 juin 2026, Madame [B] [R] a été placée, sans son consentement, sous le régime de l’hospitalisation psychiatrique complète; que son hospitalisation ne peut se poursuivre au delà du délai de douze jours prévu par l’article L 3211-12-1 du code de la santé publique sans décision du juge ; Attendu qu’il résulte de l’avis médical motivé établi le 18 juin 2026 par le docteur [Y], psychiatre de l’établissement, que la poursuite de l’hospitalisation psychiatrique complète de Madame [B] [R] est nécessaire, en ce que la patiente présente un état dépressif caractérisé sévére avec perplexité anxieuse invalidante ; que l’humeur reste préoccupante sans aucunc amélioration depuis l'admission ; qu’il est noté un ralentissement cognitif important ; que la partiente se montre très peu loquace, ne répondant que très laconiquement et à très peu de questions ; qu’elle refuse toujours tout contact avec son entourage, y compris son fils, sans pouvoir en expliquer la raison ; qu’elle reste repliée en chambre la plupart du temps ; qu’il n’y a aucune adhésion aux soins ; qu’elle ne souhaitc pas poursuivre l’hospitalisalion alors qu'il n'y a aucune projection dans l’avenir; que la patiente ne semble pas avoir conscience de la gravité de son état psychique ; Qu’à l’audience, le conseil de Madame [B] [R] a relevé l’existence d’irrégularités de procédure susceptible de porter atteinte aux droits de la patiente en ce que : -le certificat médical initial ne caractérise pas le risque grave d’atteinte à l’intégrité du patient, en ce qu’il n’est pas établi que les idées suicidaires ont été médicalement constatées ou seulement rapportées par les proches ; qu’en outre, les autres pièces médicales du dossier soulignent l’absence d’idées suicidaires ; -la décision de prolongation de la mesure d’hospitalisation pour une durée d’un mois n’a pas été notifée à un proche ; Que sur le fond, le conseil s’en est rapporté à l’avis médical motivé sus mentionné concernant le bien fondé de l’hospitalisation ; Attendu que le Docteur [M], médecin urgentiste, a médicalement constaté, le 12 juin 2026 à 21H50, des idées suicidaires envahissantes, un repli sur elle-même (également constaté lors des certificats médicaux ultérieurs), anorexie, aboulie, apragmatiqme ainsi qu’un anxiété envahissante ; que ces éléments caractérisent l’existence d’un péril imminent ; que le moyen sera en conséquence rejeté ; Attendu qu’il ressort qu’une copie de la décision maintenant les soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète en date du 15 juin 2026 a été adressée au tiers (ampliations : copie tiers) ; que le moyen sera en conséquence rejeté ; Attendu qu’il ressort de l’avis médical motivé, qu’aucun élément ne permet de contester, que Madame [B] [R] présente des troubles mentaux rendant impossible l’expression de son consentement et nécessitant des soins immédiats ; qu’il convient dès lors de dire que la mesure d’hospitalisation psychiatrique complète dont fait l’objet Madame [B] [R] peut se poursuivre au delà du délai de douze jours prévu par l’article L 3211-12-1 du code de la santé publique ;

Dispositif

PAR CES MOTIFS Statuant après débats en audience publique, par décision contradictoire, susceptible d’appel devant le Premier Président de la Cour d’appel de [Localité 2] dans le délai de dix jours à compter de la notification de la présente : DISONS que la mesure d’hospitalisation psychiatrique complète dont fait l’objet Madame [B] [R] peut se poursuivre au delà du délai de douze jours suivant la décision d’admission ; RAPPELONS que les frais de la présente procédure relèvent des dispositions de l’article R 93 2° du code de procédure pénale. Le greffier La Vice-Présidente

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une hospitalisation sous contrainte ?
L'hospitalisation sous contrainte est une mesure qui permet d'admettre un patient en milieu psychiatrique sans son consentement, lorsque son état mental nécessite des soins immédiats.
Quels sont les droits d'un patient en hospitalisation psychiatrique ?
Un patient a le droit d'être informé de son état, de recevoir des soins adaptés et de contester la décision d'hospitalisation devant un juge.
Comment se passe la prolongation d'une hospitalisation psychiatrique ?
La prolongation d'une hospitalisation psychiatrique nécessite un avis médical motivé et doit respecter les délais légaux prévus par le code de la santé publique.
Que faire si un proche est hospitalisé sous contrainte ?
Il est possible de demander des informations à l'établissement hospitalier et de consulter un avocat pour envisager des recours juridiques.
Quels critères sont utilisés pour justifier une hospitalisation prolongée ?
Les critères incluent l'évaluation de l'état mental du patient, la présence de risques pour lui-même ou autrui, et l'absence de consentement éclairé.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question
Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.