Justiweb – Assistant juridique IA Passez à Justiweb+ Justiweb+ Justiweb
Se connecter Inscription gratuite

Tribunal judiciaire, chambre 1/section 5, 19 juin 2026 — n° 25/01780

Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs en accordant des délais d'exécution au défendeur

Synthèse de la décision

Question juridique

Monsieur [A] [I] a-t-il des droits de propriété sur le bien sis [Adresse 3] ?

Principe retenu

Le droit de propriété est protégé par l'article 9 du code civil et l'article 1 de la CEDH. En l'absence de titre de propriété, une personne ne peut revendiquer des droits sur un bien immobilier.

Faits clés

  • Monsieur [A] [I] a tenté de s'accaparer un bien immobilier appartenant à ses parents.
  • Une plainte a été déposée contre Monsieur [A] [I] pour des faits de violence.
  • Monsieur [A] [I] a signifié une sommation de quitter les lieux à ses parents.
  • Les consorts [I] ont subi des actes d'intimidation de la part de Monsieur [A] [I].
  • Une donation frauduleuse a été évoquée dans le cadre du litige.

Articles cités

article 9 du code civil article 8 de la CEDH article 1240 du Code civil article 700 du code de procédure civile

Exposé du litige

********************************************** EXPOSE DU LITIGE Le 20 octobre 2025, les consorts [I] ont fait assigner Monsieur [A] [I] à comparaître devant le Président du tribunal judiciaire de Bobigny statuant en référés aux fins de voir : Vu les dispositions de l'article 9 du code civil Vu les dispositions de l'article 8 de la CEDH Vu les dispositions de l’article 1240 du Code civil Vu les dispositions de l'article 700 du code de procédure civile Vu les pièces du dossier -DIRE ET JUGER que Monsieur [I] [R] et Madame [I] [O] recevables sont bien fondés en leurs demandes. - DIRE ET JUGER que Monsieur [I] [A] n’est titulaire d’aucun droit de propriété sur le bien sis [Adresse 3]. En conséquence : ORDONNER à Monsieur [A] [I] de ne plus se rendre au domicile de Monsieur [I] [U], Monsieur [I] [R] et de Madame [I] [O] sous astreinte de 100 euros par jour de retard. -ORDONNER à Monsieur [A] [I] de cesser tout acte d’intimidation envers les demandeurs pour s’accaparer le bien occupé par Monsieur [I] [U], Monsieur [I] [R] et de Madame [I] [O] sous astreinte de 100 euros par jour de retard. - CONDAMNER Monsieur [I] [U], Monsieur [A] [I] à régler à Monsieur [I] [R] et à Madame [I] [O], chacun une somme une somme de 1 500 € au titre de l'article 700 du Code de procédure civile. - CONDAMNER Monsieur [A] [I] aux entiers dépens de l'instance. L'affaire a été retenue à l'audience des référés du 12 janvier 2026 et la décision mise en délibéré au 13 février 2026 par mise à disposition au greffe, les parties en ayant été préalablement avisées. Le délibéré a été avancé à la date de ce jour. A l’audience, le conseil des consorts [I] a soutenu leurs demandes. Il a expliqué que Monsieur [E] [I] et son épouse, Madame [J] [P], sont propriétaires d'une maison d'habitation située [Adresse 4] à [Localité 1] lesquels la laisse à la disposition de leur fils, Monsieur [U] [I], qui y réside avec ses deux enfants [T] et [O], et que son frère, Monsieur [A] [I], met tout en œuvre pour s'accaparer le bien immobilier. Il a précisé qu'une plainte avait été déposée à son encontre pour des faits de violence sur sa nièce [O] et que des actes d'abus de faiblesse et d'extorsions ont été exercées contre leurs parents afin d'obtenir la donation de la maison d'habitation. Ils ont sollicité du juge des référés qu'ils mettent fin à l'atteinte qu'ils subissent dans leur vie privée en raison des faits commis par Monsieur [A] [I] précisant que ce dernier leur a fait signifier une sommation de quitter les lieux le 25 juin 2025 s'appuyant sur une donation frauduleuse du 22 juillet 2024, ces faits entraînant un état d'anxiété qui constitue un préjudice pour la réparation duquel il a sollicité la somme de 2.000 euros pour chacun de ses clients. Dans ses conclusions déposées et soutenues à cette audience, Monsieur [A] [I] a demandé au juge des référés de : Vu l’article 834 et 835 du code de procédure civile Vu l’article 32-1 du code de procédure civile Vu l’article 700 du code de procédure civile SUR LA RECEVABILITÉ JUGER IRRECEVABLE l’action de Madame [O] [I] et Monsieur [R] [I] pour défaut de qualité pour agir au regard de leurs prétentions ;SUR LE FOND JUGER qu’il n’y a pas lieu à référé ; En conséquence, CONDAMNER Monsieur [U] [I], Madame [O] [I] et Monsieur [R] [I] à la somme de 5.000 € au titre de l’article 32-1du code de procédure civile, CONDAMNER Monsieur [U] [I], Madame [O] [I] et Monsieur [R] [I] à la somme de 1.500 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens. Le conseil de Monsieur [A] [I] a soutenu que son client bénéficie d'une donation de la maison concernée par le présent litige régularisé devant notaire le 12 juillet 2024, précisant que ses autres frères, notamment Monsieur [U] [I], sont intervenus à l'acte dans lequel ils ont renoncé à toute action en revendication.

Motivations de la décision

MOTIFS DE LA DÉCISION Le 2ème alinéa de l’article 491 du code de procédure civile dispose que le juge statuant en référé statue sur les dépens. L’article 696 dudit code précise que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie. En conséquence, faute de comparution, la partie demanderesse qui succombe sera condamnée aux entiers dépens. En application de l'article 700 du code de procédure civile, dans toutes les instances le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a lieu à condamnation. Condamnée aux dépens, la partie demanderesse sera également condamnée à indemniser Monsieur [A] [I] au titre de ses frais irrépétibles. Celui-ci sollicite la somme de 2.500 euros. Cependant, il ressort des écritures déposées lors de l'audience tenue le 12 janvier 2026 que la somme réclamée n'était que de 1.500 euros et que depuis cette audience aucune écriture n'a été signifiée à la partie demanderesse si bien que la demande de Monsieur [A] [I] au titre des frais irrépétibles doit être cantonnée à cette somme. Pour apporter la preuve des frais irrépétibles dont il sollicite l'indemnisation, Monsieur [A] [I] ne produit aucun élément de nature à justifier sa demande telle que la convention d’honoraires conclue avec son conseil. Cependant, la somme de 1.500 euros n'apparaît pas, aux regards de la nature du dossier, disproportionnée ; par suite il sera fait droit à sa demande dans son intégralité.

Dispositif

PAR CES MOTIFS Statuant publiquement, tous droits et moyens au fond demeurant réservés, en premier ressort et par ordonnance contradictoire mise à disposition au greffe, les parties en ayant été préalablement avisées, Vu les dispositions des articles 834 et 835 du code de procédure civile, CONDAMNONS Monsieur [U] [I], Madame [O] [I] et Monsieur [R] [I] à payer à Monsieur [A] [I] la somme de 1.500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ; CONDAMNONS Monsieur [U] [I], Madame [O] [I] et Monsieur [R] [I] aux entiers dépens ; RAPPELONS que la présente ordonnance bénéficie de l’exécution provisoire de plein droit en application de l’article 514 du code de procédure civile. AINSI JUGÉ AU PALAIS DE JUSTICE DE BOBIGNY, LE 19 JUIN 2026. LE GREFFIER Tuatahi LEMAIRE LE PRÉSIDENT Stéphane UBERTI-SORIN

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une donation frauduleuse ?
Une donation frauduleuse est une cession de bien effectuée dans le but de dissimuler des actifs ou d'éviter des créanciers, souvent contestée en justice.
Comment se protéger contre l'intimidation d'un membre de la famille ?
Il est conseillé de documenter les actes d'intimidation et de consulter un avocat pour envisager des mesures judiciaires, comme une ordonnance de protection.
Quels sont les droits d'un propriétaire sur son bien ?
Un propriétaire a le droit d'utiliser, de louer ou de vendre son bien, et il est protégé contre toute atteinte à sa propriété sans titre légal.
Que faire en cas de sommation de quitter les lieux ?
Il est important de consulter un avocat pour vérifier la légalité de la sommation et envisager une contestation si elle est jugée abusive.

Une question similaire ? Posez-la à Justiweb

Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.

Poser ma question
Important : Cette page présente une décision de justice à titre informatif. Elle ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un avocat ou utilisez l'assistant Justiweb pour explorer vos questions juridiques.