Tribunal judiciaire, j.l.d. ceseda, 22 juin 2026 — n° 26/06045
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge des libertés et de la détention peut-il autoriser la prolongation du maintien en zone d'attente d'un étranger non admis et non rapatrié, au-delà de quatre jours, pour une durée de huit jours ?
Principe retenu
En application de l'article L.342-1 du CESEDA, le maintien en zone d'attente au-delà de quatre jours peut être autorisé par le juge des libertés et de la détention pour une durée maximale de huit jours, si l'étranger n'a pu être rapatrié ou admis. Le juge vérifie l'exercice effectif des droits de l'étranger et s'assure qu'il ne tente pas de pénétrer frauduleusement sur le territoire français.
Faits clés
- Monsieur [L] [H] [P], né le 2 mai 2007 au Maroc, non autorisé à entrer sur le territoire français le 18 juin 2026.
- Maintien initial en zone d'attente de 96 heures décidé le 18 juin 2026.
- À l'issue des 96 heures, l'intéressé n'a été ni admis ni rapatrié.
- Saisine du juge des libertés et de la détention le 22 juin 2026 par l'autorité administrative pour une prolongation de huit jours.
- L'intéressé était assisté d'un avocat commis d'office et d'un interprète en langue arabe.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quelle est la durée maximale de maintien en zone d'attente ?
Qui peut demander la prolongation du maintien en zone d'attente ?
Quels sont mes droits pendant le maintien en zone d'attente ?
Puis-je faire appel de la décision de prolongation ?
Que se passe-t-il si le juge refuse la prolongation ?
Le juge peut-il remettre en cause la décision de refus d'entrée ?
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