Cour de cassation, cr, 24 juin 2026 — n° 25-88.391
Synthèse de la décision
Question juridique
L'article 310, alinéa 3, du code de procédure pénale, qui dispense de serment les témoins entendus en vertu du pouvoir discrétionnaire du président de la cour d'assises, est-il contraire aux droits de la défense, au procès équitable et au principe d'égalité ?
Principe retenu
L'obligation de serment pour les témoins garantit la sincérité du témoignage. L'absence de serment pour les témoins entendus discrétionnairement par le président de la cour d'assises peut affecter les droits de la défense et le procès équitable, et crée une différence de traitement avec les témoins acquis aux débats et les experts, susceptible de porter atteinte au principe d'égalité.
Faits clés
- M. [L] [R] a été condamné pour meurtre à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris.
- Il a présenté une QPC contestant l'article 310 alinéa 3 du CPP.
- Cet article dispense de serment les témoins entendus en vertu du pouvoir discrétionnaire du président.
- Le témoignage sans serment peut fonder une condamnation sans que la cour et le jury en soient avertis.
- L'absence de serment empêche des poursuites pour faux témoignage et une éventuelle révision.
Articles cités
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Un témoin entendu par le président de la cour d'assises doit-il prêter serment ?
Qu'est-ce que le pouvoir discrétionnaire du président de la cour d'assises ?
Puis-je contester une condamnation fondée sur un témoignage non assermenté ?
Quels sont les droits de la défense en cour d'assises ?
Un expert doit-il prêter serment devant la cour d'assises ?
Que risque un témoin qui ment sans avoir prêté serment ?
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