Cour de cassation, cr, 24 juin 2026 — n° 25-87.915
Synthèse de la décision
Question juridique
L'article 211-1 du code pénal, en ce qu'il incrimine comme génocide le fait de commettre une atteinte volontaire à la vie sans autre précision, est-il contraire au principe de légalité des délits et des peines ?
Principe retenu
La disposition contestée incrimine clairement le fait d'attenter volontairement à la vie d'autrui en exécution d'un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe, ce qui suppose une intention de donner la mort. Elle permet aux juges du fond, sous le contrôle de la Cour de cassation, de sanctionner sans risque d'arbitraire.
Faits clés
- M. [B] [J] a été condamné par la cour d'assises de Paris le 23 octobre 2025 pour participation à une entente en vue de la préparation de crimes de génocide et autres crimes contre l'humanité, et génocide.
- La peine prononcée est de vingt-quatre ans de réclusion criminelle.
- M. [J] a présenté une question prioritaire de constitutionnalité visant l'article 211-1 du code pénal.
- La question porte sur l'incrimination de l'atteinte volontaire à la vie dans le cadre du génocide.
- La Cour de cassation a examiné la question le 24 juin 2026.
Articles cités
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) ?
Pourquoi la QPC sur l'article 211-1 du code pénal n'a-t-elle pas été renvoyée au Conseil constitutionnel ?
Quels sont les éléments constitutifs du crime de génocide selon l'article 211-1 du code pénal ?
Que signifie 'atteinte volontaire à la vie' dans le cadre du génocide ?
Quel est le rôle de la Cour de cassation dans le contrôle des QPC ?
Quelle peine a été prononcée dans cette affaire ?
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