Tribunal judiciaire, j.l.d. ceseda, 24 juin 2026 — n° 26/06109
Synthèse de la décision
Question juridique
Le délai de 22 minutes pour transmettre l'avis au procureur de la République après le placement en zone d'attente est-il constitutif d'une irrégularité justifiant le refus de prolongation du maintien ?
Principe retenu
L'article L.341-2 du CESEDA impose que la décision de placement en zone d'attente soit portée sans délai à la connaissance du procureur de la République. Un retard de 22 minutes, en l'absence de circonstances particulières, constitue une violation de cette obligation et entraîne l'irrégularité de la procédure, justifiant le refus de prolongation du maintien.
Faits clés
- Monsieur [A] [N] [P] [E] [E], ressortissant égyptien né le 06 juin 2006, non autorisé à entrer sur le territoire français le 20 juin 2026 à 13h05.
- Placement en zone d'attente pour 96 heures le 20 juin 2026 à 13h05.
- L'avis au procureur de la République a été transmis 22 minutes après le placement.
- L'autorité administrative a saisi le juge le 24 juin 2026 pour prolongation de 8 jours.
- Le conseil de l'intéressé a soulevé la tardiveté de l'avis au parquet.
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Quel est le délai pour informer le procureur d'un placement en zone d'attente ?
Un retard de 22 minutes pour aviser le procureur est-il acceptable ?
Puis-je contester une prolongation de maintien en zone d'attente pour vice de procédure ?
Quels sont les droits d'un étranger placé en zone d'attente ?
Comment obtenir la fin du maintien en zone d'attente ?
Que faire si l'administration ne respecte pas les délais légaux ?
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