Cour d'appel, chambre 1-11 référés, 18 juin 2026 — n° 26/00266
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de motivation sur le quantum des dommages-intérêts et la violation du principe de non ultra petita constituent-ils un moyen sérieux de réformation justifiant l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement commercial ?
Principe retenu
L'exécution provisoire d'un jugement peut être arrêtée en référé s'il existe un moyen sérieux de réformation. En l'espèce, le tribunal a alloué 60 000 euros de dommages-intérêts sans motiver le quantum et a statué ultra petita, ce qui constitue un moyen sérieux de réformation justifiant l'arrêt de l'exécution provisoire pour cette condamnation.
Faits clés
- Jugement du tribunal de commerce de Nice du 2 avril 2026 ordonnant résiliation de location-gérance, expulsion et condamnation solidaire à 60 000 euros de dommages-intérêts
- Appel interjeté le 12 avril 2026 par la SAS [W] et Mme [V]
- Assignation en référé devant le premier président de la cour d'appel le 5 mai 2026 pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire
- Le tribunal a alloué 60 000 euros sans motivation sur le quantum et a statué ultra petita
- La SARL Cappadoce, défenderesse, est défaillante
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux de réformation ?
Comment demander l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement commercial ?
Que signifie 'ultra petita' ?
L'arrêt de l'exécution provisoire peut-il être partiel ?
Quels sont les effets de l'arrêt de l'exécution provisoire ?
La caution peut-elle bénéficier de l'arrêt de l'exécution provisoire ?
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