Cour d'appel, chambre 1-11 référés, 18 juin 2026 — n° 26/00207
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de coopération volontaire du dirigeant avec les organes de la procédure collective peut-elle être retenue lorsque les convocations ont été adressées à une adresse erronée ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement prononçant une interdiction de gérer peut être ordonné s'il existe des moyens sérieux d'annulation ou de réformation. En l'espèce, l'absence de coopération volontaire du dirigeant n'est pas établie si les convocations ont été envoyées à une adresse erronée, ce qui constitue un moyen sérieux.
Faits clés
- Jugement du tribunal des activités économiques de Marseille du 18 février 2026 prononçant une interdiction de gérer de 7 ans à l'encontre de M. [U]
- M. [U] a interjeté appel le 12 mars 2026
- Assignation en référé devant le premier président pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire
- L'adresse de M. [U] figurant dans le jugement était erronée
- Les convocations adressées au dirigeant après l'ouverture de la procédure l'ont été à cette adresse erronée
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'une interdiction de gérer ?
L'absence de coopération avec le liquidateur est-elle toujours une faute ?
Quel texte s'applique pour demander l'arrêt de l'exécution provisoire en matière de procédure collective ?
Que faire si je reçois une convocation à une adresse où je ne réside plus ?
Quelle est la durée maximale d'une interdiction de gérer ?
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