Motifs de la décision
Aux termes de l'article 10 de la loi du 31 décembre 1971, les honoraires de postulation, de consultation, d'assistance, de conseil, de rédaction d'actes juridiques sous seing privé et de plaidoirie sont fixés en accord avec le client.
Sauf en cas d'urgence ou de force majeure ou lorsqu'il intervient au titre de l'aide juridictionnelle totale ou de la troisième partie de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'avocat conclut par écrit avec son client une convention d'honoraires qui précise, notamment, le montant ou le mode de détermination des honoraires couvrant les diligences prévisibles ainsi que les différents frais et débours.
Les diligences tiennent compte, selon les usages, de la situation de fortune du client, de la difficulté de l'affaire, des frais exposés par l'avocat, de sa notoriété et des diligences de celui-ci.
Est licite la convention qui, outre la rémunération des prestations effectuées, prévoit la fixation d'un honoraire complémentaire en fonction du résultat obtenu ou du service rendu.
L'absence de convention ne prive pas l'avocat de la possibilité de solliciter le paiement de ses honoraires.
Dans ce cas, les honoraires sont fixés en fonction des diligences accomplies qui tiennent compte, selon les usages, de la situation de fortune du client, de la difficulté de l'affaire, des frais exposés par l'avocat, de sa notoriété et des diligences de celui-ci.
L'honoraire accepté et réglé par le client après service rendu ne peut être réduit par le juge de l'honoraire. De même, il n'appartient pas au juge de se prononcer sur la pertinence des choix de procédure effectués par l'avocat.
En l'espèce, il résulte des pièces du dossier et des énonciations de la décision du bâtonnier que Mme [D] a mandaté Me [G], le 12 juin 2024, pour la représenter et l'assister dans le cadre d'une procédure de divorce.
Une convention d'honoraires a été signée entre les parties prévoyant un honoraire forfaitaire de 2 400 euros TTC à raison d'un temps de travail de 12 heures pour un divorce par acte d'avocat ou un honoraire de 3 600 euros TTC pour un divorce contentieux.
Mme [D] a réglé, le 13 juin 2024, une première facture d'un montant de 600 euros correspond aux diligences suivantes : Rendez-vous, ouverture du dossier, rédaction d'un courrier au mari, conseil selon le temps passé, négociations.
Le 13 février 2025, Me [R] a révoqué Me [F] qui a, édité, le même jour une facture d'honoraires de 600 euros TTC au titre des diligences suivantes : rendez-vous, négociation et proposition suite aux modifications des doléances, conseil selon le temps passé.
Dans sa lettre de contestation adressée au bâtonnier de [Localité 1], Mme [D] fait état des éléments suivants : 'j'ai signé une convention d'honoraires avec Me [G] le 12 juin 2024 pour la gestion de mon dossier de divorce qui comportait plusieurs problématiques : la vente de la résidence principale acté le 9 octobre 2024. J'ai sollicité à plusieurs reprises Me [G] pour obtenir des conseils ou convenir de rendez-vous urgents, ne me sentant pas accompagnée et étant très inquiète quant à la suite donnée à mon affaire de divorce. Les échanges ont été difficiles et peu réactifs bien qu'elle m'ait assuré verbalement à s'engager à répondre dans un délai de 48 heures à toute demande de ma part...'
Si les termes de ce courrier sont critiques sur l'accompagnement attendu de son avocate par sa cliente qu'il n'appartient pas au juge de l'honoraire d'apprécier, il n'en demeure pas moins que Mme [D] admet avoir sollicité fréquemment Me [G] pour des conseils ce qui est confirmé par les nombreux courriels échangés entre elles dont le contenu démontre que l'avocate a consacré du temps à sa cliente postérieurement à la première facture, qu'elle l'a reçue à son cabinet le jeudi 28 novembre 2024 et a négocié avec l'avocat de son mari les conditions de vente d'un immeuble et les modalités de garde et d'entretien des enfants.
Les diligences accomplies justifient le montant d'honoraires complémentaires à hauteur de 600 euros TTC, soit 3 heures de travail au taux horaire de 200 euros TTC fixé dans la convention d'honoraires.
Il y a lieu, dans ces conditions, de confirmer la décision entreprise.
Les dépens seront laissés à la charge de Mme [D]