Cour d'appel, 1ère chambre civile, 16 juin 2026 — n° 23/04808
Synthèse de la décision
Question juridique
Le manquement de l'assureur à son devoir d'information et de conseil lors de la souscription d'un contrat d'assurance vie peut-il engager sa responsabilité contractuelle, et le souscripteur peut-il obtenir des dommages et intérêts pour perte de chance de souscrire un autre placement ?
Principe retenu
L'assureur est tenu d'un devoir d'information et de conseil lors de la souscription d'un contrat d'assurance vie. Le manquement à ce devoir peut engager sa responsabilité contractuelle. Toutefois, le souscripteur doit démontrer un préjudice certain et direct, tel qu'une perte de chance de souscrire un autre placement plus avantageux. La perte de chance doit être réelle et sérieuse, et non hypothétique.
Faits clés
- M. [M] a souscrit un contrat d'assurance vie Prévi-horizon en 2004, avec des versements mensuels de 45 euros.
- En 2015, à 65 ans, il a fait un versement exceptionnel de 40 000 euros.
- En 2016, il a arbitré 8 188,18 euros vers un support en unité de compte Primopierre.
- En 2017, il a demandé la liquidation en rente viagère.
- Il reproche à l'assureur un manquement au devoir d'information et de conseil, notamment sur les frais et le risque de perte en capital.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le devoir d'information et de conseil de l'assureur ?
Puis-je obtenir des dommages et intérêts si mon assureur a manqué à son devoir de conseil ?
Qu'est-ce que la perte de chance en matière d'assurance vie ?
Comment prouver un manquement au devoir d'information de l'assureur ?
Quels sont les recours en cas de défaut d'information sur un contrat d'assurance vie ?
Le souscripteur a-t-il obtenu gain de cause dans cette affaire ?
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