Cour d'appel, chambre des referes, 18 juin 2026 — n° 26/00071
Synthèse de la décision
Question juridique
Le juge des référés peut-il arrêter l'exécution provisoire d'un jugement de première instance en l'absence de moyen sérieux d'annulation ou de réformation ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement de première instance par le premier président de la cour d'appel est subordonné à la réunion de deux conditions cumulatives : l'existence d'un moyen sérieux d'annulation ou de réformation de la décision attaquée, et la démonstration de conséquences manifestement excessives qu'entraînerait l'exécution provisoire. Si l'une des conditions n'est pas remplie, la demande doit être rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'autre.
Faits clés
- SCCV Les Portes de Langon a assigné en référé pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire du jugement du 12 novembre 2025
- Le jugement du tribunal judiciaire de Bordeaux avait condamné la SCCV à indemniser le syndicat des copropriétaires pour des non-conformités
- La SCCV invoquait des moyens sérieux de réformation, notamment l'absence de garantie décennale et la prescription
- Le premier président a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas sérieux
- La SCCV n'a pas démontré de conséquences manifestement excessives
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement ?
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux d'annulation ou de réformation ?
Que sont les conséquences manifestement excessives ?
Le juge des référés peut-il arrêter l'exécution provisoire sans moyen sérieux ?
Mon promoteur a été condamné pour non-conformités, peut-il bloquer l'exécution du jugement ?
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