Cour d'appel, chambre sociale section a, 26 juin 2026 — n° 26/01905
Synthèse de la décision
Question juridique
Le non-respect du délai de trois mois pour conclure en appel prévu à l'article 908 du code de procédure civile peut-il être excusé par une défaillance technique invoquée comme force majeure ?
Principe retenu
Le non-respect du délai de l'article 908 du code de procédure civile entraîne la caducité de la déclaration d'appel, sauf si l'appelant démontre que ce non-respect résulte d'un cas de force majeure. Une simple défaillance technique, non établie comme imprévisible et irrésistible, ne constitue pas un cas de force majeure. L'absence de préjudice pour l'intimé ou le caractère disproportionné de la sanction ne permettent pas d'écarter la caducité.
Faits clés
- La S.A.S [1] a interjeté appel le 13 février 2024
- L'appelante devait conclure dans les trois mois, soit avant le 13 mai 2024
- Aucune conclusion n'a été remise au greffe dans ce délai
- L'avocate de l'appelante a transmis ses conclusions le 14 mai 2024, soit un jour après le délai
- L'avocate invoque une instabilité du réseau mobile dans un train pour expliquer le retard
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la caducité de la déclaration d'appel ?
Puis-je invoquer une panne de réseau pour justifier un retard de conclusions ?
L'absence de préjudice pour l'intimé peut-elle empêcher la caducité ?
Quel est le délai pour conclure en appel ?
Que faire si mon avocat a déposé les conclusions en retard ?
La caducité de l'appel est-elle automatique ?
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