Cour d'appel, chbre sociale prud'hommes, 2 juillet 2026 — n° 25/00250
Synthèse de la décision
Question juridique
Le salarié qui démissionne peut-il obtenir des dommages et intérêts pour travail dissimulé et non-respect des temps de travail, sans que sa démission soit requalifiée en licenciement ?
Principe retenu
La démission d'un salarié n'empêche pas la condamnation de l'employeur pour travail dissimulé et non-respect des temps de travail, dès lors que ces manquements sont établis. La requalification de la démission en prise d'acte nécessite que les manquements de l'employeur soient suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail.
Faits clés
- M. [V] a été embauché comme conducteur livreur en CDI à compter du 1er octobre 2021.
- Il a été en arrêt de travail à compter du 17 novembre 2022.
- Il a démissionné par lettre du 28 novembre 2022, avec effet au 11 décembre 2022.
- Il a demandé la communication de ses rapports d'activité d'octobre 2021 à décembre 2022, sans obtenir satisfaction.
- Le conseil de prud'hommes a condamné l'employeur pour travail dissimulé et non-respect des temps de travail, mais a débouté le salarié de sa demande de requalification de la démission en licenciement.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je obtenir des dommages et intérêts pour travail dissimulé si j'ai démissionné ?
Qu'est-ce que l'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé ?
La démission peut-elle être requalifiée en licenciement si l'employeur a commis des manquements ?
Quels sont les recours pour non-respect des temps de travail en tant que conducteur routier ?
Mon employeur ne m'a pas donné mes relevés d'activité, est-ce un motif de requalification ?
Quels sont les délais pour agir après une démission pour travail dissimulé ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement