Cour d'appel, référés, 30 juin 2026 — n° 26/00007
Synthèse de la décision
Question juridique
Le premier président peut-il arrêter l'exécution provisoire d'un jugement ordonnant la communication de pièces sous astreinte, en l'absence de risque de conséquences manifestement excessives ?
Principe retenu
L'arrêt de l'exécution provisoire de droit suppose que le débiteur démontre l'existence de conséquences manifestement excessives qui se sont révélées postérieurement à la décision de première instance. En l'espèce, la société SOJ n'a pas rapporté cette preuve, de sorte que sa demande est rejetée.
Faits clés
- Cession de parts sociales entre la société [Localité 2] (cédante) et la société SOJ (cessionnaire) le 18 mai 2021.
- Clause contractuelle prévoyant le partage des gains d'une procédure contre AXA au prorata de la durée d'exploitation.
- Assignation de la société SOJ par la société [Localité 2] pour obtenir communication des transactions avec AXA.
- Jugement du tribunal de commerce de Lisieux du 13 juin 2025 ordonnant communication sous astreinte de 100 € par jour.
- Appel de la société SOJ et demande d'arrêt de l'exécution provisoire devant le premier président.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement ?
En quoi consistent les conséquences manifestement excessives ?
La société SOJ a-t-elle réussi à prouver des conséquences manifestement excessives ?
Que se passe-t-il si une partie ne communique pas les documents ordonnés par le tribunal ?
Le secret des affaires peut-il justifier un refus de communication de pièces ?
Quel est l'intérêt de la clause de partage des gains dans une cession de parts ?
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