Cour d'appel, chambre 6 (etrangers), 30 juin 2026 — n° 26/02334
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-elle justifiée au regard des dispositions du CESEDA ?
Principe retenu
La rétention administrative peut être prolongée par le juge des libertés et de la détention pour une durée maximale de trente jours, sous réserve que la procédure soit régulière et que les conditions légales soient remplies. L'appel de l'ordonnance de prolongation est recevable dans les vingt-quatre heures suivant son prononcé.
Faits clés
- M. [H] [A], de nationalité russe, a fait l'objet d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français le 29 janvier 2024.
- Il a été placé en rétention administrative le 28 avril 2026.
- La rétention a été prolongée à deux reprises : d'abord pour 26 jours le 3 mai 2026, puis pour 30 jours le 29 mai 2026.
- Le 27 juin 2026, le préfet a demandé une troisième prolongation de 30 jours.
- Le juge des libertés et de la détention a ordonné cette prolongation le 28 juin 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quel est le délai pour faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention administrative ?
Combien de fois la rétention administrative peut-elle être prolongée ?
Quels sont les droits d'un étranger pendant la rétention administrative ?
Le juge peut-il refuser une prolongation de rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) ?
Puis-je contester une OQTF et une rétention en même temps ?
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