Cour d'appel, chambre 6 (etrangers), 22 juin 2026 — n° 26/02263
Synthèse de la décision
Question juridique
La deuxième prolongation de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une interdiction du territoire français est-elle régulière en l'absence de perspectives raisonnables d'éloignement ?
Principe retenu
La deuxième prolongation de la rétention administrative peut être ordonnée pour une durée maximale de trente jours lorsque l'administration justifie de diligences suffisantes et de perspectives raisonnables d'éloignement. En l'espèce, l'administration a accompli les démarches nécessaires auprès des autorités algériennes et a obtenu un laissez-passer consulaire, de sorte que la prolongation est régulière.
Faits clés
- M. [S] [L], ressortissant algérien, a été condamné le 26 janvier 2026 à une interdiction du territoire français de 10 ans.
- Il a été placé en rétention administrative le 20 mai 2026.
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 25 mai 2026, confirmée en appel le 27 mai 2026.
- Le préfet a sollicité une deuxième prolongation de 30 jours le 18 juin 2026.
- L'intéressé conteste la régularité de la procédure et l'absence de perspectives d'éloignement.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour une deuxième prolongation de rétention administrative ?
Comment contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
Quels sont les droits d'un étranger retenu en centre de rétention ?
L'absence de perspectives d'éloignement peut-elle empêcher la prolongation de la rétention ?
Quelle est la durée maximale de la rétention administrative ?
Que se passe-t-il si l'administration n'obtient pas de laissez-passer consulaire ?
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