Cour d'appel, etrangers, 30 juin 2026 — n° 26/00992
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français est-elle légale en l'absence de perspectives d'éloignement et au regard de l'arrêt CJUE Adrar ?
Principe retenu
La rétention administrative peut être prolongée si les conditions légales sont remplies, notamment l'absence de garanties de représentation suffisantes et la perspective raisonnable d'éloignement. L'arrêt CJUE Adrar n'est pas applicable en l'espèce car la situation de l'appelant ne relève pas de son champ d'application.
Faits clés
- M. [W] [O], ressortissant syrien né en 2003, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de deux ans le 19 juillet 2024.
- À sa sortie de prison le 23 juin 2026, il a été placé en rétention administrative par le préfet du Nord.
- Le juge de première instance a prolongé la rétention pour 26 jours le 27 juin 2026.
- L'appelant conteste la décision en invoquant l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen personnel, la violation de l'article L741-3 CESEDA, et l'absence de perspectives d'éloignement au regard de l'arrêt CJUE Adrar.
- L'appelant est détenu au centre de rétention de [Localité 2].
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quels sont les motifs pour contester une prolongation de rétention administrative ?
L'arrêt CJUE Adrar peut-il permettre la mainlevée de ma rétention ?
Quelle est la procédure d'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
Puis-je être assigné à résidence plutôt que maintenu en rétention ?
Quels sont les droits d'un étranger retenu en centre de rétention ?
La durée de la rétention administrative est-elle limitée ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement