Cour d'appel, etrangers, 18 juin 2026 — n° 26/00930
Synthèse de la décision
Question juridique
Le maintien en rétention administrative est-il justifié malgré l'absence de perspective d'éloignement en raison de l'absence de laissez-passer consulaire ?
Principe retenu
Selon l'article L. 741-3 du CESEDA, un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ, l'administration devant exercer toutes diligences. Toutefois, l'absence de délivrance d'un laissez-passer consulaire dans un délai déterminé ne constitue pas en soi une absence de perspective raisonnable d'éloignement, et l'administration n'est pas tenue de lever les obstacles dans un bref délai.
Faits clés
- M. [X] [A], ressortissant algérien, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai le 30 juin 2025.
- Il a été placé en rétention administrative le 13 juin 2026 à sa sortie de prison.
- Le juge a ordonné une première prolongation de la rétention pour 26 jours le 16 juin 2026.
- L'appelant conteste la prolongation en invoquant l'absence de perspective d'éloignement, faute de laissez-passer consulaire.
- Aucun recours en annulation de l'arrêté de placement n'a été formé.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être maintenu en rétention si mon pays ne délivre pas de laissez-passer ?
Quels sont les recours contre une prolongation de rétention administrative ?
L'administration doit-elle obtenir un laissez-passer dans un délai précis ?
Que faire si je suis placé en rétention après une peine de prison ?
Qu'est-ce que l'article L. 741-3 du CESEDA ?
Puis-je obtenir la mainlevée de la rétention si les autorités consulaires ne répondent pas ?
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