Cour d'appel, etrangers, 17 juin 2026 — n° 26/00925
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation de la rétention administrative d'un étranger faisant l'objet d'une interdiction du territoire français est-elle justifiée en l'absence de perspectives d'éloignement et au regard de l'arrêt CJUE Adrar ?
Principe retenu
La prolongation de la rétention administrative est justifiée lorsque l'administration est en attente de réponse à sa demande d'identification et de délivrance de laissez-passer consulaire, et que l'étranger représente une menace pour l'ordre public. Les moyens tirés de l'absence de perspectives d'éloignement et de l'arrêt CJUE Adrar sont rejetés.
Faits clés
- M. [E] [V] fait l'objet d'une interdiction du territoire français de 10 ans prononcée le 5 août 2021
- Placement en rétention administrative ordonné le 16 mai 2026
- Première prolongation de 30 jours ordonnée le 15 juin 2026
- Appel interjeté le 16 juin 2026 sollicitant la main-levée
- Moyens soulevés : absence de perspectives d'éloignement et arrêt CJUE Adrar
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quels sont les motifs de prolongation de la rétention administrative dans cette affaire ?
L'arrêt CJUE Adrar peut-il empêcher la prolongation de la rétention ?
Que faire si l'administration n'a pas de perspectives d'éloignement ?
Puis-je faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une menace à l'ordre public dans le cadre de la rétention ?
Quels sont les recours contre une décision de prolongation de rétention ?
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