Cour d'appel, retentions, 2 juillet 2026 — n° 26/05183
Synthèse de la décision
Question juridique
Les diligences de l'administration pour identifier un étranger retenu et obtenir un laissez-passer consulaire sont-elles suffisantes pour justifier une troisième prolongation exceptionnelle de la rétention ?
Principe retenu
L'administration n'est tenue que d'une obligation de moyens dans ses diligences auprès des autorités consulaires. Elle ne peut être tenue responsable des délais de réponse des consulats. Lorsque l'identité et la nationalité de l'étranger sont incertaines, l'administration doit effectuer des diligences auprès des pays plausibles, mais elle ne peut deviner la véritable nationalité en l'absence d'éléments fournis par l'intéressé.
Faits clés
- M. [J] [B] a utilisé divers alias et changé son lieu de naissance entre le Niger et le Nigeria.
- L'administration a d'abord saisi les autorités nigériennes, qui ont répondu négativement le 12 juin 2026.
- L'administration a ensuite saisi les autorités nigérianes le 18 juin 2026, soit 6 jours après la réponse négative.
- Une audition consulaire auprès de l'ambassade du Nigeria était prévue le 9 juillet 2026.
- Le premier juge avait refusé la prolongation estimant les diligences tardives.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prolongation exceptionnelle de rétention ?
L'administration est-elle responsable des retards des consulats ?
Que faire si l'administration tarde à saisir le consulat ?
Puis-je être libéré si ma nationalité est incertaine ?
Quels sont les critères pour une troisième prolongation ?
Comment contester une ordonnance de prolongation ?
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