Cour d'appel, retentions, 30 juin 2026 — n° 26/05072
Synthèse de la décision
Question juridique
Le moyen tiré du défaut de diligences de l'administration pour organiser l'éloignement durant les 96 premières heures de rétention constitue-t-il une circonstance nouvelle de fait ou de droit justifiant la mainlevée de la rétention ?
Principe retenu
L'absence de diligences suffisantes de l'administration durant les 96 premières heures de rétention, invoquée pour la première fois en appel, ne constitue pas une circonstance nouvelle de fait ou de droit au sens de l'article L. 743-23 du CESEDA, dès lors que l'administration a engagé des diligences utiles (saisine des autorités consulaires) dans ce délai et que l'étranger ne précise aucune insuffisance particulière.
Faits clés
- Obligation de quitter le territoire français notifiée le 23 octobre 2025
- Placement en rétention administrative le 24 juin 2026
- Prolongation de la rétention ordonnée le 28 juin 2026 pour 26 jours
- Appel interjeté le 29 juin 2026 invoquant un défaut de diligences de la préfecture durant les 96 premières heures
- L'administration a saisi les autorités consulaires algériennes dès le 25 juin 2026
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle de fait ou de droit en matière de rétention administrative ?
L'administration doit-elle prouver qu'elle a fait des diligences dans les 96 premières heures ?
Puis-je être libéré si l'administration tarde à obtenir un laissez-passer consulaire ?
Quels sont les délais pour contester une prolongation de rétention ?
L'appel sans audience est-il possible en matière de rétention ?
Que faire si la préfecture n'a pas saisi le consulat dans les 4 jours ?
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