Cour d'appel, retentions, 30 juin 2026 — n° 26/05068
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut de diligences suffisantes de l'administration pour organiser l'éloignement pendant la première période de rétention justifie-t-il la mainlevée de la rétention administrative ?
Principe retenu
L'administration doit accomplir des diligences suffisantes et continues pour exécuter la mesure d'éloignement. Un délai de 19 jours entre le placement en rétention et l'envoi d'un dossier complet aux autorités consulaires n'est pas déraisonnable. L'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention permet de rejeter l'appel sans audience.
Faits clés
- Placement en rétention administrative le 30 mai 2026
- Envoi d'un dossier complet aux autorités algériennes le 18 juin 2026
- Relance des autorités consulaires le 25 juin 2026
- Appel interjeté le 15 juin 2026
- Obligation de quitter le territoire français notifiée le 5 octobre 2024
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les diligences que la préfecture doit accomplir pour organiser mon éloignement ?
Puis-je obtenir ma libération si la préfecture tarde à envoyer mon dossier aux consulats ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle en matière de rétention administrative ?
Comment contester une ordonnance de prolongation de rétention administrative ?
Qu'est-ce que l'article L. 743-23 du CESEDA ?
Quels sont les délais pour contester une prolongation de rétention ?
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