Cour d'appel, retentions, 27 juin 2026 — n° 26/05036
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention administrative justifie-t-elle le rejet de l'appel sans audience et la confirmation de la prolongation de la rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 alinéa 2 du CESEDA, le magistrat délégué peut rejeter l'appel sans audience lorsqu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est invoquée depuis le placement en rétention et que les éléments fournis ne permettent pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention. L'autorité administrative doit justifier de diligences suffisantes pour organiser l'éloignement, mais l'absence de réponse des autorités consulaires ne constitue pas en soi une carence.
Faits clés
- Obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de trois ans notifiée le 27 mai 2026
- Placement en rétention administrative le 27 mai 2026
- Première prolongation de 26 jours ordonnée le 31 mai 2026
- Seconde prolongation de 30 jours ordonnée le 25 juin 2026
- Appel interjeté le 26 juin 2026 invoquant une insuffisance de diligences de la préfecture
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle pour obtenir la mainlevée de la rétention ?
Mon appel peut-il être rejeté sans audience ?
Que faire si les autorités consulaires ne répondent pas à la demande de laissez-passer ?
Puis-je être libéré si mon pays ne délivre pas de laissez-passer ?
Quels sont les délais pour faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
La préfecture doit-elle justifier de ses démarches pour organiser l'éloignement ?
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