Cour d'appel, retentions, 26 juin 2026 — n° 26/05010
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de diligences suffisantes de l'administration pour organiser l'éloignement pendant les 96 premières heures de rétention constitue-t-elle une circonstance nouvelle justifiant la mainlevée de la rétention ?
Principe retenu
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est irrecevable s'il ne fait état d'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention, et si les moyens invoqués tendent uniquement à obtenir la mainlevée sans critique de l'ordonnance attaquée. L'administration n'est pas tenue d'engager d'autres diligences que celles déjà effectuées dans le délai de 96 heures avant la saisine du juge.
Faits clés
- Obligation de quitter le territoire français sans délai notifiée le 20 juin 2026
- Placement en rétention administrative le 20 juin 2026
- Prolongation de la rétention pour 26 jours ordonnée le 24 juin 2026
- Appel interjeté le 25 juin 2026 invoquant une insuffisance de diligences de l'administration
- L'administration avait saisi les autorités consulaires algériennes dès le 20 juin 2026
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je contester une prolongation de rétention si l'administration n'a pas fait assez de démarches ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle pour demander la mainlevée de la rétention ?
L'administration doit-elle prouver ses diligences dans les 96 premières heures ?
Comment faire appel d'une ordonnance de prolongation de rétention ?
Puis-je être assigné à résidence au lieu d'être retenu ?
Quels sont les délais pour organiser mon éloignement ?
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