Cour d'appel, retentions, 24 juin 2026 — n° 26/04944
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de perspective raisonnable d'éloignement peut-elle justifier la mainlevée d'une rétention administrative lors d'une première prolongation ?
Principe retenu
L'article L. 743-23 alinéa 2 du CESEDA permet au magistrat délégué de rejeter l'appel sans audience si aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention ou si les éléments fournis ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention. L'article L. 742-4 du CESEDA, relatif à l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, n'est applicable qu'à l'issue de la première prolongation, et non lors de celle-ci.
Faits clés
- Obligation de quitter le territoire français notifiée le 23 avril 2026
- Placement en rétention administrative le 18 juin 2026
- Première prolongation de rétention ordonnée le 22 juin 2026 pour 26 jours
- Appel interjeté le 23 juin 2026 invoquant l'absence de perspective raisonnable d'éloignement
- Diligences de l'autorité administrative pour obtenir un laissez-passer consulaire dès le placement
Articles cités
Exposé du litige
Motivations de la décision
Dispositif
Questions fréquentes
Puis-je contester une prolongation de rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'une perspective raisonnable d'éloignement ?
Le juge peut-il refuser d'examiner mon appel sans audience ?
Puis-je invoquer l'absence de perspective d'éloignement dès la première prolongation ?
Quelles diligences l'administration doit-elle accomplir pour m'expulser ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle en matière de rétention ?
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