Cour d'appel, retentions, 23 juin 2026 — n° 26/04909
Synthèse de la décision
Question juridique
La prolongation exceptionnelle de la rétention administrative pour une durée de trente jours est-elle justifiée en l'absence de perspectives raisonnables d'éloignement ?
Principe retenu
La prolongation exceptionnelle de la rétention administrative au-delà de 90 jours est possible si l'administration justifie de diligences suffisantes et s'il existe des perspectives raisonnables d'éloignement. L'absence de délivrance de document de voyage par les autorités consulaires ne suffit pas à écarter ces perspectives, qui s'apprécient au regard de la durée maximale de rétention prévue par la directive 2008/115/CE (18 mois).
Faits clés
- M. [N] [U], ressortissant algérien, a été condamné à une interdiction du territoire français de dix ans le 27 octobre 2022.
- Placement en rétention administrative le 23 avril 2026 pour exécuter la mesure d'éloignement.
- Prolongations successives de la rétention : 26 jours (27 avril), 30 jours (22 mai), puis 30 jours (21 juin).
- Appel de l'ordonnance de prolongation exceptionnelle du 21 juin 2026.
- La préfecture a effectué des diligences auprès des autorités consulaires algériennes les 23 avril, 18 mai et 16 juin 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je être maintenu en rétention si mon pays ne délivre pas de document de voyage ?
Quelles sont les conditions pour une prolongation exceptionnelle de la rétention ?
L'administration doit-elle prouver qu'elle a fait des démarches pour m'éloigner ?
Combien de temps peut-on rester en rétention administrative au maximum ?
Que faire si les autorités consulaires ne répondent pas ?
Qu'est-ce qu'une perspective raisonnable d'éloignement ?
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