Cour d'appel, retentions, 23 juin 2026 — n° 26/04896
Synthèse de la décision
Question juridique
Le dépassement du délai de six semaines pour le transfert d'un étranger vers l'État responsable de sa demande d'asile peut-il être imputé à l'administration lorsque l'intéressé a refusé d'embarquer sur le vol prévu ?
Principe retenu
Le délai de six semaines prévu par l'article 28 du règlement Dublin III pour le transfert d'un étranger vers l'État responsable de sa demande d'asile court à compter de l'acceptation de la requête par cet État. Ce délai est respecté si l'administration organise un vol dans ce délai, et le refus d'embarquer de l'intéressé constitue une circonstance qui lui est imputable, justifiant la prolongation de la rétention.
Faits clés
- M. [F] [W], ressortissant algérien, a été condamné à une interdiction du territoire français le 12 décembre 2025.
- Il a été placé en rétention administrative le 11 avril 2026 en vue de son transfert vers la Suisse, État responsable de sa demande d'asile.
- Les autorités suisses ont accepté la requête le 5 mai 2026.
- Un vol a été organisé le 28 mai 2026, mais M. [W] a refusé d'embarquer.
- Un second vol prévu le 17 juin 2026 a été annulé en raison du sommet du G7.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quel est le délai maximum pour être transféré vers un autre pays dans le cadre du règlement Dublin ?
Que se passe-t-il si je refuse d'embarquer sur le vol prévu pour mon transfert ?
Puis-je être libéré si le délai de six semaines pour mon transfert est dépassé ?
Comment contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une prolongation exceptionnelle de rétention ?
L'administration doit-elle prouver ses diligences pour justifier la prolongation de ma rétention ?
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