Cour d'appel, retentions, 18 juin 2026 — n° 26/04766
Synthèse de la décision
Question juridique
Le préfet a-t-il accompli des diligences suffisantes pour organiser le départ de l'étranger, justifiant une dernière prolongation de la rétention administrative ?
Principe retenu
Le préfet n'est tenu que d'une obligation de moyens pour exécuter la mesure d'éloignement. Les diligences accomplies (demande de laissez-passer consulaire, relances, sollicitation d'autres consulats) sont suffisantes, d'autant que l'étranger a fait obstruction en refusant de se rendre à une audition consulaire.
Faits clés
- M. [V] [I], né le 18 mai 2000 en Libye, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français notifiée le 26 avril 2024.
- Il a été placé en rétention administrative le 18 avril 2026.
- Le préfet a sollicité un laissez-passer consulaire auprès des autorités libyennes le 21 avril 2026.
- M. [I] a refusé de se rendre à un rendez-vous consulaire le 29 avril 2026.
- Les autorités libyennes ont indiqué ne pas reconnaître M. [I] comme ressortissant (courrier du 10 juin 2026).
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les diligences que le préfet doit accomplir pour obtenir une prolongation de rétention ?
Mon refus de me rendre à un rendez-vous consulaire peut-il justifier une prolongation de ma rétention ?
Que se passe-t-il si mon pays d'origine ne me reconnaît pas comme ressortissant ?
Puis-je contester une ordonnance de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une 'obligation de moyens' pour le préfet en matière de rétention ?
Combien de temps peut durer une rétention administrative au maximum ?
Une question similaire ? Posez-la à Justiweb
Notre IA juridique vous répond avec sources officielles et jurisprudence à jour.
Poser ma questionGratuit pour commencer · sans engagement