Cour d'appel, retentions, 18 juin 2026 — n° 26/04750
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention administrative justifie-t-elle le rejet de l'appel sans audience et la confirmation de la prolongation de la rétention ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 alinéa 2 du CESEDA, le magistrat délégué peut rejeter l'appel sans audience lorsqu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est invoquée depuis le placement en rétention et que les éléments fournis ne permettent pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [U] [V], ressortissant algérien, a été placé en rétention administrative le 18 mai 2026 pour exécuter une interdiction définitive du territoire.
- Le 22 mai 2026, la rétention a été prolongée de 26 jours, puis le 16 juin 2026 de 30 jours supplémentaires.
- En appel, M. [V] invoque pour la première fois un défaut de diligences de l'administration pour organiser son éloignement.
- L'administration a effectué une demande de laissez-passer consulaire le 21 mai 2026 et une relance le 3 juin 2026.
- M. [V] exprime sa volonté de quitter la France par ses propres moyens pour se rendre en Espagne.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je contester une prolongation de rétention administrative ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle en matière de rétention ?
Comment prouver que l'administration n'a pas fait les diligences nécessaires ?
Puis-je demander ma mise en liberté pour partir par mes propres moyens ?
Que se passe-t-il si je ne présente pas d'élément nouveau en appel ?
L'administration doit-elle justifier de ses démarches pour mon éloignement ?
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