Cour d'appel, rétention_recoursjld, 15 juin 2026 — n° 26/00590
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut de diligences de l'administration pour exécuter la mesure d'éloignement justifie-t-il le rejet de la demande de seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative ?
Principe retenu
La seconde prolongation exceptionnelle de la rétention administrative est soumise à l'existence de perspectives raisonnables d'éloignement et à la démonstration par l'administration de diligences suffisantes. En l'espèce, l'administration a accompli des démarches auprès des autorités consulaires algériennes, ce qui constitue des diligences suffisantes, et les perspectives d'éloignement sont raisonnables.
Faits clés
- M. [C] [Z], ressortissant algérien, a été condamné le 24 janvier 2025 à une interdiction du territoire français de deux ans.
- Il a été placé en rétention administrative le 13 mai 2026.
- Une première prolongation de 26 jours a été ordonnée le 17 mai 2026.
- Le préfet a sollicité une seconde prolongation exceptionnelle de 30 jours le 10 juin 2026.
- M. [Z] a interjeté appel en invoquant le défaut de diligences de la préfecture.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une seconde prolongation exceptionnelle de rétention administrative ?
Quelles sont les conditions pour obtenir une seconde prolongation exceptionnelle ?
Puis-je contester une seconde prolongation pour défaut de diligences de la préfecture ?
Que se passe-t-il si les autorités consulaires ne répondent pas ?
Quels sont les recours possibles contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
Un étranger condamné à l'interdiction du territoire peut-il être maintenu en rétention au-delà de la durée légale ?
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