Cour d'appel, chambre des rétentions, 18 juin 2026 — n° 26/02016
Synthèse de la décision
Question juridique
Le défaut d'examen de vulnérabilité d'un étranger souffrant de troubles schizophrènes avant son placement en rétention administrative rend-il cette décision illégale ?
Principe retenu
L'autorité administrative doit, avant de placer un étranger en rétention, procéder à un examen individuel de sa situation, incluant son état de vulnérabilité. Le défaut d'un tel examen, notamment en présence de troubles psychiatriques avérés, constitue une violation des droits fondamentaux et entraîne l'illégalité de la décision de placement.
Faits clés
- Monsieur [U] [I] est de nationalité algérienne et souffre de troubles schizophrènes.
- Le préfet d'Indre-et-Loire a ordonné son placement en rétention administrative le 11 juin 2026.
- L'administration n'a pas procédé à un examen de vulnérabilité avant le placement.
- Le tribunal judiciaire d'Orléans a ordonné la prolongation de la rétention pour 26 jours.
- Monsieur [U] [I] a interjeté appel le 17 juin 2026.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'examen de vulnérabilité pour un étranger ?
Un étranger souffrant de troubles schizophrènes peut-il être placé en rétention ?
Comment contester un placement en rétention administrative ?
Quels sont les motifs d'annulation d'un placement en rétention ?
Que faire si je suis placé en rétention sans examen médical ?
Quelle est la procédure d'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
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