Cour d'appel, pôle 4 - chambre 9 - a, 30 juin 2026 — n° 25/06791
Synthèse de la décision
Question juridique
Les conclusions d'un intimé déposées après l'expiration du délai de trois mois prévu à l'article 909 du code de procédure civile sont-elles irrecevables, nonobstant une demande d'aide juridictionnelle postérieure au délai ?
Principe retenu
L'effet interruptif d'une demande d'aide juridictionnelle ne concerne que le délai d'appel, à l'exclusion des délais impératifs pour signifier la déclaration d'appel et pour conclure. Les conclusions de l'intimé déposées après l'expiration du délai de trois mois prévu à l'article 909 du code de procédure civile sont irrecevables comme tardives.
Faits clés
- Le CIC a signifié ses conclusions d'appelant à M. [S] le 7 juillet 2025.
- M. [S] disposait d'un délai expirant le 7 octobre 2025 pour conclure.
- M. [S] a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 16 octobre 2025, soit après l'expiration du délai.
- M. [S] a notifié ses conclusions le 21 janvier 2026, soit plus de trois mois après l'expiration du délai.
- L'acte de signification a été remis à la personne même de M. [S].
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quel est le délai pour conclure en tant qu'intimé en appel ?
Une demande d'aide juridictionnelle interrompt-elle le délai pour conclure ?
Que risque l'intimé s'il dépose ses conclusions après le délai de trois mois ?
L'acte de signification des conclusions d'appelant doit-il informer l'intimé du délai pour conclure ?
Puis-je demander la caducité de la déclaration d'appel si l'appelant n'a pas signifié ses conclusions dans le délai ?
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