Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 18 juin 2026 — n° 26/03457
Synthèse de la décision
Question juridique
Le délai de 24 minutes pour informer le procureur de la République du placement en zone d'attente est-il excessif au sens de l'article L. 341-2 du CESEDA ?
Principe retenu
L'information du procureur de la République du placement en zone d'attente doit intervenir sans délai. Un retard non justifié par des circonstances insurmontables fait nécessairement grief à l'intéressé. Un délai de 24 minutes, inférieur à une demi-heure, n'est pas excessif lorsque les services de police doivent procéder concomitamment à la notification des mesures de refus d'entrée et de placement avec l'assistance d'un interprète.
Faits clés
- Mme [V] [Z] [F] [G], de nationalité équatorienne, a été placée en zone d'attente le 12 juin 2026 à 16h00.
- Le procureur de la République a été avisé à 16h24, soit 24 minutes après le placement.
- Les policiers ont dû notifier simultanément le refus d'entrée et le placement en zone d'attente avec l'aide d'un interprète.
- Le juge de première instance avait annulé la procédure pour tardiveté de l'avis au parquet.
- Le préfet a interjeté appel de l'ordonnance de non-prolongation.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quel est le délai maximum pour informer le procureur d'un placement en zone d'attente ?
Un retard de 24 minutes pour aviser le parquet est-il acceptable ?
Que faire si l'administration n'a pas informé le procureur sans délai ?
Quels sont les droits d'un étranger placé en zone d'attente ?
La notification avec interprète justifie-t-elle un retard ?
Quelle est la procédure de prolongation du maintien en zone d'attente ?
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