Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 17 juin 2026 — n° 26/03442
Synthèse de la décision
Question juridique
L'appel contre une ordonnance de prolongation de rétention administrative est-il manifestement irrecevable faute de circonstance nouvelle de fait ou de droit ?
Principe retenu
En application de l'article L. 743-23 du CESEDA, l'appel peut être rejeté sans convocation préalable des parties s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention ou son renouvellement, ou que les éléments fournis ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.
Faits clés
- M. [T] [Q], ressortissant algérien, a été placé en rétention administrative.
- Une précédente mesure de rétention de 90 jours s'était soldée par une libération sans reconnaissance des autorités consulaires algériennes en avril 2026.
- Le 15 juin 2026, le tribunal judiciaire de Paris a ordonné la prolongation de la rétention pour 26 jours.
- M. [T] [Q] a interjeté appel le 16 juin 2026, invoquant l'absence de perspectives d'éloignement.
- La cour d'appel a constaté l'absence de circonstance nouvelle depuis le placement en rétention.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Puis-je faire appel d'une décision de prolongation de rétention ?
Qu'est-ce qu'une circonstance nouvelle pour contester une rétention ?
Mon appel a été rejeté sans audience, est-ce légal ?
Comment prouver qu'il n'y a pas de perspectives d'éloignement ?
La reprise des relations diplomatiques avec l'Algérie affecte-t-elle ma rétention ?
Que faire si mon appel est jugé manifestement irrecevable ?
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