Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 17 juin 2026 — n° 26/03414
Synthèse de la décision
Question juridique
Le délai de transfert entre la fin de la garde à vue et l'arrivée au centre de rétention administrative, supérieur au double du temps de trajet moyen, constitue-t-il une irrégularité de procédure justifiant le rejet de la requête de prolongation de la rétention ?
Principe retenu
Un délai de transfert excessif entre la fin de la garde à vue et l'arrivée au centre de rétention administrative, sans justification par une saturation de l'espace public ou des restrictions de circulation, constitue une irrégularité de procédure. Ce délai excessif cause un grief à l'étranger qui n'a pas pu exercer concrètement ses droits (accès aux associations, service médical, téléphone) entre la fin de la garde à vue et l'arrivée au centre.
Faits clés
- M. [E] [P], de nationalité algérienne, a été placé en rétention le 9 juin 2026 à 17h16.
- Le trajet entre le lieu de notification et le centre de rétention a duré de 17h16 à 19h40, soit 2h24.
- Le temps de trajet moyen était d'environ 1 heure, le délai réel étant supérieur au double.
- Le véhicule de police était prioritaire et pouvait user du deux tons.
- Aucune saturation de l'espace public ni restriction de circulation n'ont été démontrées.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un délai de transfert excessif en rétention administrative ?
Quels sont mes droits pendant le transfert vers le centre de rétention ?
Puis-je contester la prolongation de ma rétention si le délai de transfert était trop long ?
Comment prouver que le délai de transfert était excessif ?
Qu'est-ce qu'un grief dans le cadre d'une rétention administrative ?
Le préfet doit-il justifier le temps de trajet entre la garde à vue et le centre de rétention ?
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