Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 15 juin 2026 — n° 26/03358
Synthèse de la décision
Question juridique
Le délai de transfert entre la fin de la garde à vue et l'arrivée au centre de rétention administrative était-il excessif et a-t-il porté grief aux droits de l'étranger ?
Principe retenu
Le délai de transfert entre la fin de la garde à vue et l'arrivée au centre de rétention administrative ne doit pas être excessif. Un délai supérieur à 2 heures, non justifié par des circonstances particulières, est considéré comme excessif et cause un grief à l'étranger qui n'a pu exercer concrètement ses droits (accès aux associations, service médical, téléphone).
Faits clés
- M. [Z], de nationalité portugaise, a été placé en rétention par arrêté préfectoral du 7 juin 2026.
- Le transfert du lieu de garde à vue au centre de rétention a duré plus de 2 heures (arrivée à 21h41 ou 22h05).
- Le trajet a été effectué en dehors des heures de pointe.
- Aucune pièce ne justifie de circonstances particulières expliquant ce délai.
- M. [Z] n'a pas eu accès aux associations, au service médical, ni à un téléphone pendant ce délai.
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un délai de transfert excessif en rétention administrative ?
Quels sont les droits de l'étranger pendant le transfert vers le centre de rétention ?
Comment contester une prolongation de rétention pour délai de transfert excessif ?
Quelles sont les conséquences d'un délai de transfert excessif sur la rétention ?
Puis-je obtenir une assignation à résidence si le transfert était irrégulier ?
L'administration doit-elle justifier le temps de trajet vers le centre de rétention ?
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