Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 15 juin 2026 — n° 26/03355
Synthèse de la décision
Question juridique
La notification d'un arrêté de placement en rétention sans interprète, alors que l'étranger ne parle pas français, rend-elle la procédure irrégulière ?
Principe retenu
L'assistance d'un interprète est obligatoire lors de la notification d'un arrêté de placement en rétention si l'étranger ne parle pas le français et ne sait pas le lire. L'absence d'interprète cause un grief dès lors que l'étranger n'a pas été en mesure de comprendre ses droits et de les exercer.
Faits clés
- M. [N] [W] alias [Q], de nationalité tunisienne, ne parle pas français
- Arrêté de placement en rétention notifié sans interprète
- L'intéressé avait été assisté par un interprète lors de la procédure pénale antérieure et à l'audience de première instance
- L'arrêté de placement en rétention était fondé sur une OQTF du 4 juin 2026
- L'appel a été interjeté le 12 juin 2026 contre l'ordonnance de prolongation de la rétention
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
La notification d'un arrêté de placement en rétention sans interprète est-elle valable ?
Qu'est-ce qu'un grief dans ce contexte ?
Quels sont les recours contre une ordonnance de prolongation de rétention ?
L'assistance d'un interprète est-elle obligatoire à toutes les étapes de la rétention ?
Puis-je demander la mainlevée de la rétention pour vice de procédure ?
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