Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 13 juin 2026 — n° 26/03345
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de mention d'un recours sur le registre de rétention rend-elle irrecevable la requête du préfet en prolongation de la rétention ?
Principe retenu
L'article L.744-2 du CESEDA impose que le registre de rétention mentionne les recours formés par la personne retenue. Le défaut d'actualisation du registre constitue une fin de non-recevoir qui n'exige pas la démonstration d'un grief par l'intéressé.
Faits clés
- M. [I] [E] [T] [X], de nationalité malienne, a été placé en rétention administrative le 12 mai 2026.
- Il a introduit un recours contre l'arrêté d'expulsion le 12 avril 2026 et un référé-suspension le 4 mai 2026 (rejeté le 21 mai 2026).
- Un second référé-suspension a été déposé le 3 juin 2026, audiencé le 12 juin 2026.
- Le registre produit par le préfet le 10 juin 2026 ne mentionnait pas ce dernier recours du 3 juin 2026.
- Le magistrat du siège a déclaré la requête irrecevable pour défaut d'actualisation du registre.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'article L.744-2 du CESEDA impose concernant le registre de rétention ?
L'absence de mention d'un recours sur le registre rend-elle automatiquement la requête du préfet irrecevable ?
Le préfet peut-il faire appel d'une ordonnance de mise en liberté fondée sur le défaut d'actualisation du registre ?
Quels sont les recours possibles pour un étranger en rétention administrative ?
Quelle est la conséquence du défaut d'actualisation du registre pour la procédure de prolongation ?
Faut-il prouver un préjudice pour invoquer le défaut d'actualisation du registre ?
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