Cour d'appel, pôle 1 - chambre 11, 13 juin 2026 — n° 26/03339
Synthèse de la décision
Question juridique
La notification d'un arrêté de placement en rétention sans interprète à un étranger ne parlant pas français est-elle irrégulière et justifie-t-elle l'annulation de la rétention ?
Principe retenu
L'article L.141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile impose que toute information ou décision communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend soit faite au moyen de formulaires ou avec l'assistance d'un interprète. L'absence d'interprète lors de la notification de l'arrêté de placement en rétention constitue une irrégularité causant un grief à l'intéressé, qui n'a pu comprendre et exercer ses droits.
Faits clés
- M. [K] [C], de nationalité roumaine, ne parle pas français et ne sait pas lire.
- L'arrêté de placement en rétention lui a été notifié sans interprète.
- L'OQTF fondant le placement avait été notifiée avec un interprète.
- Il a bénéficié d'un interprète en roumain lors de la garde à vue et à son arrivée au centre de rétention.
- Le premier juge avait rejeté le moyen d'irrégularité, mais la cour d'appel l'a retenu.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
La notification d'un arrêté de placement en rétention sans interprète est-elle valable ?
Quels sont les droits d'un étranger lors de son placement en rétention ?
Comment contester une rétention administrative pour défaut d'interprète ?
Qu'est-ce que l'article L.141-3 du CESEDA ?
L'absence d'interprète cause-t-elle un grief automatique ?
Que faire si je n'ai pas compris mes droits lors de mon placement en rétention ?
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