Cour d'appel, pôle 6 - chambre 8, 2 juillet 2026 — n° 22/08573
Synthèse de la décision
Question juridique
Le salarié a-t-il droit au paiement d'une prime de vacances prévue par la convention collective, malgré la suppression unilatérale par l'employeur ?
Principe retenu
L'employeur ne peut unilatéralement supprimer une prime conventionnelle sans respecter les dispositions de la convention collective. Le non-respect persistant des obligations conventionnelles constitue une exécution fautive du contrat de travail ouvrant droit à des dommages et intérêts pour le préjudice moral subi par le salarié.
Faits clés
- Salarié employé par la société [2] ([3]) sous CDI soumis à la convention collective des ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise de l'exploitation d'équipements thermiques et de génie climatique.
- L'employeur a supprimé la prime de vacances prévue par la convention collective.
- Le président de la société a diffusé un communiqué le 17 février 2020 menaçant de divulguer l'identité des salariés engageant des recours individuels.
- Le salarié a saisi le conseil de prud'hommes le 23 avril 2021 pour obtenir le paiement de la prime et des dommages et intérêts.
- Le conseil de prud'hommes a condamné l'employeur au paiement de 2 904,73 € de rappel de prime et 1 350 € de dommages et intérêts.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prime de vacances ?
Mon employeur peut-il supprimer unilatéralement une prime conventionnelle ?
Puis-je obtenir des dommages et intérêts si mon employeur ne paie pas une prime conventionnelle ?
Quels sont les recours en cas de non-paiement d'une prime conventionnelle ?
Que faire si mon employeur menace de divulguer mon identité pour avoir réclamé mes droits ?
Quelle est la différence entre une prime de vacances et une prime de 13ème mois ?
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