Cour d'appel, chambre des étrangers-jld, 23 juin 2026 — n° 26/01644
Synthèse de la décision
Question juridique
L'absence de perspective d'éloignement vers l'Algérie en raison de la non-délivrance de laissez-passer consulaire justifie-t-elle la mainlevée de la rétention administrative ?
Principe retenu
La perspective d'éloignement doit être appréciée au regard des diligences de l'administration et de l'évolution possible des relations diplomatiques ; la dégradation actuelle des relations avec l'Algérie ne permet pas de conclure à une absence de perspective d'éloignement dans le délai de prolongation.
Faits clés
- M. [D] [B], ressortissant algérien, fait l'objet d'une OQTF du 4 avril 2024
- Placement en rétention administrative le 15 juin 2026 par le préfet de la Gironde
- Première prolongation de rétention de 26 jours ordonnée le 19 juin 2026
- L'administration a sollicité un laissez-passer consulaire le 13 mai 2026 et relancé le 15 juin 2026
- Dernière expulsion vers l'Algérie remonte à juin 2025
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la perspective d'éloignement en rétention administrative ?
Les relations diplomatiques dégradées avec l'Algérie peuvent-elles justifier une mainlevée de la rétention ?
Que doit faire l'administration pour prouver qu'elle peut m'expulser ?
Puis-je contester une prolongation de rétention pour absence de perspective d'éloignement ?
Qu'est-ce qu'un laissez-passer consulaire ?
Combien de temps peut durer une rétention administrative ?
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