Cour d'appel, référés et recours, 18 juin 2026 — n° 26/00921
Synthèse de la décision
Question juridique
La demande d'arrêt de l'exécution provisoire d'un jugement ordonnant une expertise en liquidation de communauté est-elle recevable en l'absence d'observations en première instance et de conséquences manifestement excessives postérieures au jugement ?
Principe retenu
En application de l'article 514-3 du code de procédure civile, l'arrêt de l'exécution provisoire est subordonné à la démonstration d'un moyen sérieux de réformation ou d'annulation et de conséquences manifestement excessives. Si la partie n'a pas émis d'observations sur l'exécution provisoire en première instance, elle doit en outre justifier de circonstances manifestement excessives survenues postérieurement au prononcé de la décision.
Faits clés
- Jugement du 20 janvier 2026 ordonnant une expertise pour déterminer la valeur des biens immobiliers propres de Madame [H] dans le cadre de la liquidation de la communauté
- Madame [H] a interjeté appel de ce jugement
- Elle n'a pas émis d'observations sur l'exécution provisoire en première instance
- Elle invoque le coût de l'expertise et le défaut de paiement de la contribution à l'entretien des enfants comme conséquences excessives
- Le défendeur a payé sa part de la provision pour expertise
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Quelles sont les conditions pour obtenir l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Puis-je demander l'arrêt de l'exécution provisoire si je n'ai pas contesté en première instance ?
Le coût d'une expertise peut-il constituer une conséquence manifestement excessive ?
Qu'est-ce qu'un moyen sérieux de réformation ?
Quel est le rôle du premier président dans l'arrêt de l'exécution provisoire ?
Que faire si ma demande d'arrêt de l'exécution provisoire est irrecevable ?
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