Cour d'appel, chambre sociale, 1 juillet 2026 — n° 25/01062
Synthèse de la décision
Question juridique
La démission d'un salarié peut-elle être requalifiée en prise d'acte produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse en raison de manquements de l'employeur, notamment un harcèlement moral et des modifications unilatérales des conditions de travail ?
Principe retenu
La démission d'un salarié peut être requalifiée en prise d'acte produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse lorsque l'employeur a commis des manquements suffisamment graves empêchant la poursuite du contrat de travail. En l'espèce, le harcèlement moral et les modifications unilatérales des conditions de travail constituent de tels manquements.
Faits clés
- Monsieur [B] [F] a été engagé en 2003 par l'Association [1] et promu directeur en 2005.
- Un avenant de 2016 prévoyait une demi-journée de télétravail chaque vendredi matin.
- En 2022-2023, il a sollicité une rupture conventionnelle puis une retraite progressive, toutes deux refusées.
- Il a démissionné le 20 juin 2023 en invoquant des manquements et changements unilatéraux.
- La cour a jugé que l'employeur avait commis des actes de harcèlement moral et des manquements dans l'exécution du contrat.
Articles cités
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une prise d'acte de la rupture du contrat de travail ?
Quels manquements de l'employeur ont été retenus dans cette affaire ?
Quelles indemnités le salarié a-t-il obtenues ?
La demande de dommages et intérêts pour harcèlement moral a-t-elle été acceptée ?
Quel est l'impact du refus de retraite progressive sur la décision ?
Que doit faire un salarié pour prouver le harcèlement moral ?
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