Cour d'appel, 3ème chambre commerciale, 16 juin 2026 — n° 25/02636
Synthèse de la décision
Question juridique
La violation d'une clause d'exclusivité dans un contrat de distribution exclusive peut-elle être invoquée par le distributeur exclusif à l'encontre d'un sous-distributeur après la cession des actifs du fabricant et en l'absence de preuve de la transmission du contrat au cessionnaire ?
Principe retenu
La charge de la preuve de l'existence et de la transmission d'un contrat de distribution exclusive incombe à celui qui s'en prévaut. En l'absence de preuve que le contrat a été transmis au cessionnaire des actifs du fabricant, le distributeur exclusif ne peut opposer la clause d'exclusivité à un tiers.
Faits clés
- Contrat de distribution exclusive signé le 21 juillet 2011 entre la société [W] & Tools et la société [B] USA Inc.
- Cession d'actifs de la société [B] à la société Smak Plastics Inc le 20 septembre 2017.
- Accord de sous-distribution entre la société [R] et la société [W] & Tools en février 2018, prenant fin en 2019.
- Projet de distribution directe par la société [R] des cuves [B] en 2019.
- Mise en demeure de la société [W] & Tools le 15 mai 2020 de cesser la commercialisation.
Sommaire de la décision
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un contrat de distribution exclusive ?
La cession d'actifs d'une société transfère-t-elle automatiquement les contrats de distribution exclusive ?
Qui doit prouver l'existence d'une clause d'exclusivité ?
Un sous-distributeur peut-il être poursuivi pour concurrence déloyale s'il vend directement les produits ?
Quels sont les recours en cas de violation d'une clause d'exclusivité ?
Un constat d'huissier peut-il prouver une violation d'exclusivité ?
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